Montag aus Licht (extraits) – Le Balcon

Répétition publique (sur invitation)

Note d’intention

Journée de l’envoûtement par la magie, fête de l’enfantement, ode à l’initiation se déroulant entièrement sur une plage, le synopsis de Lundi laisse entrevoir des rêves enchanteurs.

Sa musique, curieuse et fascinante, est produite non par un orchestre mais par le chant de chœurs d’enfants et d’adultes, de scènes sonores diffusées par les haut-parleurs, par le jeu des solistes et d’un « orchestre moderne » formé de trois claviers électroniques, quatre réalisateurs en informatique musicale et une percussionniste.

Parmi les solistes, mentionnons en priorité Cœur de basset, la joueuse de cor de basset, et le Ravisseur d’enfants, la joueuse de flûte. Leurs rôles, interprétés à l’époque de la création par Suzanne Stephens et Kathinka Pasveer, deux musiciennes qui ont partagé la vie du compositeur, sont le sommet de la virtuosité instrumentale de Licht. Rien de ce que Stockhausen a écrit avant Lundi, et de ce qu’il écrira par la suite, n’approche de la finesse des détails et de la complexité de ces deux partitions instrumentales, à la fois sensuelles, joueuses, plaintives, énigmatiques, cruelles. Iris Zerdoud (cor de basset) et Claire Luquiens (flûte) ont depuis 2019 appris ces parties en transmission directe de la part des interprètes historiques. L’étude de Licht est une école du quotidien, un apprentissage nécessairement au long cours, qui entre dans la vie de ses interprètes.

La place des trois claviers est centrale. Certes, les instruments électroniques existaient avant l’écriture de Lundi, mais Stockhausen a inventé un langage pour eux. La fabrique de cet orchestre moderne, cousu de mille et un fils sonores, est l’un des défis immenses de cet opéra.

Lundi est un sommet polyphonique de Licht. À l’instar d’« Enfance », la première scène de Jeudi, mais cette fois-ci à l’échelle de plusieurs heures, Lundi nous fait entendre une polyphonie compacte, d’une abstraction magnifique. Il faut des heures de travail sur chaque mesure pour en révéler la matière organique, comme le dévoilement d’un cosmos grâce à la transparence du son.

Hymne à la femme, à la déesse aux mille noms comme à l’universalité féminine, Lundi n’en est pas moins une cérémonie pour le temps présent.

Maxime Pascal

Programme

Karlheinz Stockhausen (1928-2007)

Montag aus Licht

  • Acte 1 : Evas Erstgeburt (le premier enfantement d’Ève)  pour trois sopranos, trois ténors, basse, comédien, orchestre moderne et chœur d’enfants

Ève en trois femmes : Michiko Takahashi, Marie Picaut, Clara Barbier Serrano soprano

Trois marins : Josué Miranda, Safir Behloul, Ryan Veillet ténor

Lucipolype : Florent Baffi basse, Elio Massignat comédien

Lucifer : Florent Baffi basse

Maîtrise de Radio France

  • Acte 2 : Evas Zweitgeburt (Le deuxième enfantement d’Ève) 
    • Klavierstück XIV (extrait de la scène 2 Befruchtung mit Klavierstück

Alphonse Cemin piano

  • Acte 3 : Evas Zauber (Magie d’Ève)
    • Scène 1 : Botschaft (Message) pour flûte, cor de basset et orchestre moderne 

Ave : Claire Luquiens flûte

Cœur de basset : Iris Zerdoud cor de basset

Chœur : Laurence Pouderoux, Zoé Fouray, Ryan Veillet, Alan Picol

Le Balcon

Maxime Pascal direction musicale

Orchestre moderne : 

Sarah Kim, Alain Muller, Haga Ratovo claviers

Augustin Muller électronique musicale

Biographies

Maxime Pascal direction

Maxime Pascal s’est imposé comme l’un des interprètes les plus brillants de la musique du XXᵉ siècle et de la création contemporaine de sa génération. Son parcours musical est animé par une exploration passionnée du phénomène sonore, développant une approche où le son lui-même devient le centre de l’expérience musicale.

En 2008, il co-fonde Le Balcon, collectif novateur dont les concerts amplifiés permettent au public de plonger « à l’intérieur du son ». Le nom de l’ensemble est emprunté à la pièce de Jean Genet, en résonance avec les thèmes de la représentation et de l’incarnation. Devenu un acteur majeur de la scène contemporaine, Le Balcon s’est engagé dans des projets d’envergure tels que l’opéra monumental Licht de Karlheinz Stockhausen. Maxime Pascal considère Licht comme l’œuvre de sa vie, qu’il prévoit de présenter dans son intégralité pour le centenaire de Stockhausen en 2028. Avec Le Balcon, il a également dirigé Saint François d’Assise d’Olivier Messiaen et un grand nombre d’œuvres de Gérard Grisey, Pierre Boulez, Michaël Levinas, Morton Feldman et Fausto Romitelli, ainsi que de nombreuses créations.

Présence marquante sur la scène lyrique, il a dirigé Gianni Schicchi et L’Heure espagnole de Maurice Ravel à l’Opéra national de Paris, Ti vedo, ti sento, mi perdo de Salvatore Sciarrino et Quartett de Luca Francesconi au Teatro alla Scala de Milan, Pelléas et Mélisande de Claude Debussy, Turandot de Giacomo Puccini et Sleepless de Péter Eötvös à la Staatsoper de Berlin et au Grand Théâtre de Genève, Lulu d’Alban Berg et Samson et Dalila de Camille Saint-Saëns au Tokyo Nikikai Opera. En 2024, il a dirigé une nouvelle production d’Innocence de Kaija Saariaho à l’Opéra de Dresde. En 2025/26, il dirigera à la Scala une nouvelle production de Pelléas et MélisandeAriadne auf Naxos de Richard Strauss à l’Opéra de Rome et La Damnation de Faust d’Hector Berlioz au Tokyo Nikikai Opera.

Il est régulièrement invité dans de grands festivals internationaux : au Festival de Salzbourg, avec La Passion grecque de Bohuslav Martinů, élu « Meilleur spectacle de l’année 2023 » par les Oper! Awards, et Les Trois sœurs de Péter Eötvös en 2025 ; au Festival d’Aix-en-Provence, où il a fait ses débuts à l’été 2023 avec L’Opéra de quat’sous de Bertolt Brecht et Kurt Weill avec Le Balcon et la Comédie-Française, production reprise ensuite à la Salle Richelieu ; aux Wiener Festwochen, avec Lulu d’Alban Berg ; et aux BBC Proms, avec le Hallé Orchestra dans L’Enfance du Christ d’Hector Berlioz.

Maxime Pascal a dirigé des formations prestigieuses telles que le London Symphony Orchestra, le Hallé Orchestra, le SWR Symphonieorchester, l’ORF Radio-Symphonieorchester Wien, le Wiener Philharmoniker, l’Orchestra Sinfonica Nazionale della RAI et le Yomiuri Nippon Symphony Orchestra. Directeur musical de l’Orchestre symphonique de Helsingborg, il a entrepris avec cette formation une intégrale des symphonies de Ludwig van Beethoven, programmée sur plusieurs saisons. En 2025/26, il y dirigera également deux programmes consacrés à Hector Berlioz, ainsi que la Missa solemnis de Beethoven et des œuvres de Felix Mendelssohn et Richard Strauss.


Le Balcon

Nommé d’après une pièce de Jean Genet, Le Balcon est fondé en 2008 par un chef d’orchestre (Maxime Pascal), un ingénieur du son (Florent Derex), un pianiste et chef de chant (Alphonse Cemin) et trois compositeurs (Juan Pablo Carreño, Mathieu Costecalde, Pedro García Velásquez). Le Balcon se métamorphose au gré des projets, des concerts, aussi bien dans l’effectif et dans l’identité visuelle ou scénographique, que dans le rapport à la sonorisation ou à la musique électronique.

Le Balcon présente depuis sa création des œuvres issues d’un répertoire balayant toutes les périodes de l’histoire de la musique, avec une prédilection pour les œuvres des XXe et XXIe siècles. Ariane à Naxos de Strauss, L’Opéra de quat’sous de Weill et Brecht, Le Balcon d’Eötvös, Saint François d’Assise de Messiaen et La Métamorphose de Levinas sont des œuvres emblématiques de son parcours.

En 2018, Le Balcon démarre la production de Licht, les Sept jours de la semaine de Stockhausen. Chaque automne, l’un des sept opéras de ce grand cycle est révélé au public. En novembre prochain, Le Balcon présentera Montag aus Licht à la Philharmonie de Paris, dans le cadre du Festival d’Automne à Paris.

Cette saison, Le Balcon interprétera également le ciné-concert de la Planète sauvage, tiré de l’œuvre de René Laloux, sur la musique d’Alain Goraguer.

Le Balcon est en résidence à l’Opéra de Lille ainsi qu’à Points communs, Nouvelle scène nationale de Cergy-Pontoise et du Val d’Oise. Le Balcon est soutenu par le ministère de la Culture, la Fondation d’entreprise Société Générale, la Ville de Paris et la Fondation Singer-Polignac.

Duo Ermitage

  • Ionah Maiatsky piano
  • Paul-Marie Kuzma violoncelle

en résidence depuis 2025

Formé en 2018 par le violoncelliste Paul-Marie Kuzma et le pianiste Ionah Maiatsky, le duo Ermitage est né du goût partagé des deux musiciens pour le travail de recherche, d’innovation et d’exploration du répertoire de musique de chambre, en particulier celui de la sonate piano – violoncelle. Cet amour commun les a mené à produire une réflexion et un travail musical approfondi sur leur répertoire, l’abordant sur un pied d’égalité, à l’instar d’un ensemble de musique de chambre.

‍Ils remportent en 2022 le deuxième prix du Concours international de musique de chambre de Lyon ainsi que le prix de La Belle Saison qui leur vaut d’être soutenus et programmés dans de nombreux lieux comme Les Bouffes du Nord à Paris. En septembre 2024, ils sont sélectionnés par l’École normale supérieure de musique pour rejoindre son programme Elite et sont dans ce cadre suivis par le violoncelliste Victor Julien Laferrière et le pianiste Jonas Vitaud.

‍Tous deux diplômés du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris (CNSMDP), Paul-Marie Kuzma et Ionah Maiatsky ont étudié la musique de chambre sous la direction de Claire Désert, François Salque, Itamar Golan, et Jonas Vitaud. Leur parcours les a également menés à participer à des masterclasses avec des artistes de renom tels que Gary Hoffman et le Quatuor Ébène.

‍Le duo s’est produit dans des festivals de musique prestigieux comme Les Chaises Musicales, Les Pianissimes, et Les Concerts de Poche. En 2024, ils enregistrent leur premier album « Ermitage » avec des œuvres de Poulenc, Roslavets et Rachmaninov, chez Scala Music.

‍Paul-Marie et Ionah continuent d’explorer de nouveaux répertoires, notamment des créations contemporaines, et se produisent régulièrement dans divers festivals et concerts en France et à l’international.

photo : Julien Hanck

Discographie


Journées européennes du patrimoine 2025

La Fondation Singer-Polignac ouvre exceptionnellement les portes de son hôtel particulier au public le samedi 20 septembre 2025 dans le cadre des Journées européennes du patrimoine. Cet hôtel était l’ancienne demeure de Winnaretta Singer, princesse de Polignac (1865-1943), grande mécène des arts et des sciences. La fondation qu’elle a elle-même créée y siège depuis sa mort.

Vous pourrez y découvrir son salon de musique et ses salons d’apparat au 1er étage ainsi que l’ancien atelier de la princesse où elle peignait et jouait de l’orgue le jour et y organisait ses salons musicaux le soir. Gabriel Fauré, Vincent d’Indy, Nadia Boulanger, Igor Stravinsky, mais aussi Marcel Proust, Jean Cocteau et Colette ont régulièrement arpenté les couloirs de cet hôtel. Le circuit de la visite commentée vous permettra également de découvrir quelques rares archives de la princesse encore conservées.

Aujourd’hui, l’hôtel de la fondation accueille quotidiennement des artistes issus des plus grands conservatoires et leur permet de répéter dans différentes salles aménagées en conséquence depuis la création d’une résidence musicale en 2006. Vous croiserez peut-être au détour d’un couloir certains de ces musiciens.
Une fois par mois, la fondation produit des concerts réservés aux professionnels et mécènes du monde musical et culturel afin de permettre aux artistes de sa résidence de se faire connaître. Tout au long de l’année, des journées culturelles et scientifiques y sont également organisées en collaboration avec de grandes universités ou centres de recherche. Elles sont toutes retransmises en ligne et accessibles sur invitation.

Conditions d’accueil

  • Entrée libre sur inscription (à partir du 01/09)
  • La visite sera commentée et durera environ 45min
  • 10 créneaux seront ouverts. 25 personnes maximum par créneau. Une liste d’attente sera créée lorsqu’un créneau sera rempli.
  • Nous n’autorisons pas la diffusion sur les réseaux sociaux de photos ni de vidéos prises lors de la visite.
  • Attention, certaines salles ne sont pas accessibles aux personnes à mobilité réduite

Informations pratiques

  • 43 avenue Georges Mandel 75116 Paris
  • Métro 6 Trocadéro, Métro 9 Trocadéro ou Rue de la Pompe
  • Bus 63 Sablons – Cortambert

Quatuor Lakmé

en résidence depuis 2025

  • Elina Buksha, Charlotte Chahuneau violon
  • Grégoire Vecchioni alto
  • Caroline Sypniewski violoncelle

Le Quatuor Lakmé est né en 2025 du désir de musiciens déjà reconnus dans leurs
carrières de solistes et chambristes respectives de se retrouver dans le répertoire du
quatuor à cordes. Riches d’expériences diverses au sein de nombreux ensembles
primés (Quatuor Mona, Quatuor Van Kuijk, Trio Sypniewski, Capucelli), Elina,
Charlotte, Grégoire et Caroline se sont tous formés en quatuor auprès de Günter
Pichler à la Escuela Reina Sofia Madrid et nourrissent des liens musicaux importants
entre eux qui infusent leur recherche commune.

Le quatuor se produit dès cette saison au Parlement Européen, au Festival Vibre Bordeaux, et au Festival Hier et Aujourd’hui.

Photo : Thomas Baltes

Quintette Éko

en résidence depuis 2025

  • Audrey Crouzet hautbois
  • Alberto Chaves saxophone
  • Matthieu Gaillard clarinette
  • Clara Lighezzolo clarinette basse
  • Thomas Quinquenel basson


Avec son enthousiasme communicatif et son énergie débordante, Eko se donne pour mission de faire découvrir au plus grand nombre son vaste répertoire. Celui-ci est en constante évolution car de nombreux compositeurs, prenant conscience du potentiel de cette formation, imaginent de nouvelles oeuvres. De plus, un nombre considérable d’arrangements de pièces d’époques et d’esthétiques variées sont écrits. Eko s’inscrit dans cette dynamique en s’attelant également à ses propres arrangements et en passant commande à de jeunes compositeurs.

C’est en 2020, année pleine de surprises, que prend naissance le projet d’un nouveau quintette à vent sur le territoire bordelais. Cette période inédite laisse tout le temps à nos musiciens de redécouvrir ce que propose le monde musical et de bénéficier de l’incroyable émulation créative qu’elle a pu offrir. Lors de cette exploration artistique, ils se voient attirer par la richesse du quintette à anches, formation méconnue du public français, et créent le Quintette Eko.

Pour les cinq musiciens qui le composent, cette rencontre musicale est avant tout une aventure collective, dont le public est partie intégrante. Avec son mariage de timbres inédit, Eko propose et révèle un son nouveau, qui lui confère une identité unique et affirmée. 

Duo Elise Bertrand – Gaspard Thomas

en résidence depuis 2025

La passion pour la musique de chambre et l’écriture a rapproché Élise Bertrand et Gaspard Thomas dès 2017 lors de leurs études au CNSM de Paris et fut à la base de la constitution de leur duo.

Très impliqués dans la défense des répertoires méconnus et contemporain, ils ont eu le privilège de participer à la création d’Episode de Wolfgang Rihm pour violon et piano, au festival des Sommets Musicaux de Gstaad en janvier 2022, à l’invitation de Renaud Capuçon. Ils enregistrent aussi des œuvres de compositeurs variés tels que Lekeu, Fauré, Ravel, Szymanowski, Prokofiev et Bacewicz…

Élise, également compositrice, partage avec Gaspard le premier enregistrement de sa Sonate-Poème, Op. 11. Au cours de leur collaboration, ils bénéficient des précieux conseils de Jean-Jacques Kantorow, Roland Daugareil, Gordan Nikolic, Pierre Fouchenneret, Christophe Poiget, Geneviève Laurenceau, Itamar Golan, François Salque et Florent Boffard. Ils sont diplômés d’un master de musique de chambre dans la classe d’Emmanuelle Bertrand et Claire Désert au CNSMDP.

Ils se produisent notamment au festival de La Roque d’Anthéron, au Festival International de Colmar, au Palazzetto Bru Zane de Venise, au Festival d’Auvers-sur-Oise, en Alsace lors de la tournée organisée par l’AJAM, à la Bibliothèque Nationale de France, au festival Nice Classic Live, au festival du Vexin, au Château de Grignan, au Prieuré de Chirens. À l’hiver 2023, ils jouent plusieurs fois à Paris leur programme Première Guerre Mondiale (Respighi-Janacek-Debussy) au Musée Henner et au Musée de l’Armée.

Au cours de la saison 2024-2025, ils se produisent à Neuss en Allemagne, au CRR de Nantes où ils donnent également des masterclasses de musique de chambre et de composition, puis à Rouen et à la Schubertiade de Sceaux, à Saint-Martin de Pallières, Castres, Uzerche pour ne citer que quelques évènements.

Ils sont également en résidence au Festival de La Chaise-Dieu en août 2025 et au Château de Lourmarin en octobre 2025. On les entendra également dans le Concert de Chausson salle Cortot en décembre 2025 aux côtés de l’Orchestre Silmaril. Leur passage à l’Académie Jaroussky dans la promotion Tchaïkovsky ouvre également leur duo à des formations à géométrie variable, mêlant chant et instruments, et depuis mars 2022, ils jouent également avec Hermine Horiot puis Jérémy Garbarg en trio avec piano. Un disque autour de compositrices est prévu prochainement dans cette formation.

Élise et Gaspard obtiennent de nombreuses distinctions sur le plan national (nominée pour les Révélations Soliste Instrumentale des Victoires de la Musique Classique 2024 pour Élise et Talents Classique Adami 2024 pour Gaspard) et international (Concours Szymanowski et Piano Campus pour Gaspard, Ginette Neveu pour Élise entre autres).

Ils sont généreusement soutenus par les Fondations Safran, Banque Populaire, L’Or du Rhin, Fondation Oulmont et Gautier Capuçon, ainsi que la Fondation d’entreprise Société Générale qui prête à Élise un violon Joseph Gagliano de Naples de 1796. 

photo : Graigue

Rachel C. Walker

compositrice

en résidence depuis 2025

Rachel C. Walker compose des œuvres poétiques, sensibles au timbre, inspirées de son immersion continue et de ses recherches sur la musique folklorique chinoise, la temporalité musicale et la linguistique. Elle s’engage dans des collaborations longues avec des écrivains contemporains, explorant les liens philosophiques entre transcription et traduction au sein de syntaxes musicales abstraites. 

Sa musique a été jouée au Festival Mujeres en Música Nueva, au PASIC, au Hangzhou Contemporary Music Festival (杭州现代音乐节), au Kuandu Arts Festival, à Svensk Musikvår, au Kalv Festivalen, à Sound of Stockholm, à Warsaw Autumn, aux Baku Contemporary Music Days, aux Bludenzer Tage zeitgemäßer Musik, au Festival de Royaumont, au Beethovenfest Bonn, à KLANGZEIT Münster, au NOW! Festival Essen, aux Weimarer Frühjahrstage, à Unerhörte Musik, à SONIC MATTER, à Sommer in Stuttgart and aux Tage Neuer Musik Regensburg. Certaines de ses œuvres ont été diffusées à la radio: Deutschlandfunk (Atelier Neuer Musik), NDR, SWR2 et Radio France (Création Mondiale).

Au cours de la saison 2025-2026, Rachel a été la partenaire de coopération du chorégraphe Mounir Saeed dans le cadre de la bourse Pina Bausch, menant six mois de recherche sur les implications de la théorie du chaos dans la musique et la danse. Au cours de la saison 2027-2028, un nouvel opéra écrit en collaboration avec les librettistes Andreas Karl et Nadeem Al-Aloosi sera créé au Staatsoper Hamburg.

Parmi ses commandes et collaborations récentes figurent des œuvres pour L’Instant Donné/Radio France, Trio Abstrakt, airborne extended, catinblack ensemble, Departure Duo, Ensemble Adapter, Ictus, Spółdzielnia Muzyczna, Ensemble Temporum, Ensemble Mosaik, Trio recherche, Ensemble Ascolta et l’Orchestre symphonique de Tianjin (天津交响乐团). Elle a composé des œuvres pour solistes destinées à Sylvia Hinz (flûte à bec), les percussionnistes Allen Otte, Bernardo Cruz et Shiau-Shiuan Hung, ainsi que la joueuse de pipa Xia Yuyan (夏雨言). Elle mène actuellement des projets avec les poètes Autumn Tsai, Ruan Xuefang, Zheng Xiaoqiong et Nadeem Al-Aloosi.

Bénéficiaire de plusieurs bourses en Chine et à Taïwan, Rachel a étudié la musique contemporaine et traditionnelle, écrit sur ces sujets et composé de nouvelles œuvres pour instruments chinois et occidentaux. Ses compositions ont été publiées par Palgrave Macmillan, NewMusicBox, Southwest China Normal University Press et la revue Music, Multimedia and Culture de l’Université de Sofia St. Kliment Ohridski (Bulgarie). Son travail a également fait l’objet de conférences dans de nombreuses institutions : Harvard University, McGill University, l’Australian National University, la Kunstuniversität Graz, le Hybrid Music Lab de la Hochschule für Musik Carl Maria von Weber de Dresde, Tsinghua University, Shandong University, la Chinese University of Hong Kong Shenzhen, Hong Kong Baptist University, le Central Conservatory of Music et le China Conservatory of Music, entre autres, ainsi qu’à la conférence annuelle de la Société coréenne de musique électroacoustique et aux Baku Contemporary Music Days. Ses recherches ont par ailleurs été soutenues par Neustart Kultur, le Forschungszentrum Musik und Gender de Hanovre, le Conseil de recherche de l’Université de Cincinnati et la bourse d’opéra de la Claussen-Simon-Stiftung.



Rachel a étudié au Conservatoire de musique de l’Université de Cincinnati avec Allen Otte et Joel Hoffman, ainsi qu’au Conservatoire de musique de Chine (中国音乐学院), où elle était chercheuse invitée par Gao Weijie (高为杰). Elle a ensuite été boursière Schwarzman à l’Université Tsinghua de Pékin (M.S.), avant de poursuivre son M.M. avec Ming Tsao à la Hochschule für Musik, Theater und Medien de Hanovre. Parmi ses résidences figurent le Banff Centre for the Arts and Creativity, la Fondation Royaumont (Académie Voix Nouvelles), Britten-Pears Arts, Lisboa Incomum (Culture Moves Europe), La Becque (Résidence Migros) et l’Elektronmusikstudion Stockholm. Elle a en outre reçu des bourses de l’Akademie Schloss Solitude (2022), de la Kulturstiftung des Freistaates Sachsen (Max Uhlig Reisestipendium, 2023) et du Künstlerhof Schreyahn (2024, 2025). De 2025 à 2028, elle est compositrice en résidence à la Fondation Singer-Polignac à Paris.

Ensemble Quiebros

en résidence depuis 2025

Co-direction artistique : Darío Cervera, Virgile Pellerin
Direction musicale : Darío Cervera

Quiebros est un ensemble de musique sur instruments anciens à géométrie variable, fondé
en 2024 par Darío Cervera, claveciniste espagnol, et Virgile Pellerin, chanteur français.
L’ensemble est né du désir de faire se rencontrer musicalement et culturellement des musicien·nes de nationalités différentes, autour d’un projet polymorphe : redécouvrir et promouvoir les musiques anciennes hispaniques, commander des créations contemporaines pour instruments historiques et proposer des relectures d’œuvres du XXᵉ siècle sur ces mêmes instruments.

L’identité artistique de Quiebros s’est formée sous le parrainage d’artistes tels que Kenneth Weiss, Blandine Rannou et Stephane Fuget. Son premier programme, Canciones de Amor, a été créé en décembre 2024 aux Archives nationales de Paris, avec le soutien de l’association Jeunes Talents, puis donné au Petit Palais, dans le cadre de l’exposition Ribera. Le répertoire de chansons d’amour espagnoles permet à Quiebros de raconter l’histoire singulière des XVIe et XVIIe siècles espagnols et des artistes qui les ont faits.
Son second programme, Echoes of Exile, est en cours de création, avec le soutien de la
fondation Nguyen Thien Dao. Dans ce programme qui aborde le thème de l’exil et de la colonisation de l’Amérique latine, la musique se propose comme une manière de panser les
blessures du passé et de refaire société ensemble. Echoes of Exile mélange musique
ancienne et musique contemporaine, avec des créations originales du compositeur chilien
Vicente Atria.

Darío Cervera clavecin, direction artistique et musicale

Né à Valencia, Darío Cervera obtient en 2019 un Master cum laude en piano dans l’Estonian
Academy of Music and Theatre, et est diplômé en 2025 d’un Master avec mention Très bien à l’unanimité au CNSMD de Paris, dans les classes de clavecin et de basse continue d’Olivier Baumont et de Blandine Rannou. Il a bénéficié des cours et masterclasses de Ton Koopman, Pierre Hantaï, Mahan Esfahani, Raphaël Pichon, Skip Sempé, Bertrand Cuiller, entre autres. Il a reçu un Prix extraordinaire de clavecin (Conservatorio Superior de Música de Valencia, 2023) et il a été finaliste du Xe Concours de musique ancienne de Gijón (2021). Il est également lauréat de Campus France Excellence Europa, de la Fondation de France et de la Fondation Royaumont.
Il a participé à des productions orchestrales sous la direction de Ton Koopman, Sébastien
Daucé, Lionel Meunier ou Fabio Biondi. Il a également travaillé avec Le Concert des Nations et le Jeune Orchestre Baroque Européen en tant qu’accompagnateur.
Comme soliste, il a donné des récitals au Centre Arvo Pärt (Estonie), à Helsinki, à Valencia et à Paris, et il est salué par son « toucher précis » et « son ornementation maîtrisée » (Jean-
Christophe Pucek, Diapason).
Son premier CD Un Tombeau pour Ravel est sorti en mars 2025 au label Passacaille. Il a été nommé “Disque du jour” dans l’émission En Piste de Radio France et reçu un chaleureux accueil de la critique : « Un premier album intelligent et sensible […] comparé à tant de récitals si artificiels qui paraissent sans cesse, un petit bijou. » (Yves Riesel). Ce programme sera presenté en direct lors de l’émission Génerations France Musique et en
concert à la Fundación Juan March (Madrid).

Virigile Pellerin contre-ténor, direction artistique

Virgile Pellerin est un contre-ténor avec une approche transversale, allant de la musique
ancienne à l’improvisation libre. Il se produit sous la direction de chefs comme Hervé Niquet, Emmanuelle Haïm, Sylvain Sartre, Maxime Pascal, Lionel Meunier, Martin Wåhlberg et Damien Guillon, dans des maisons comme le TCE, la Philharmonie de Paris, l’Opéra de
Versailles ou encore l’Opéra d’Oslo.

En mars 2023, il est la Sorceress dans Didon et Enée de Purcell, dirigé par Leonardo García Alarcón pour la Philharmonie de Paris. Sa passion pour le jeu l’amène à travailler au théâtre, comme avec Aurelia Ivan, ou Maëlle Dequiedt, dans Une Improvisation sans fin, dont les premières représentations seront données au festival Musica de Strasbourg en septembre 2025.

Passionné de musique contemporaine, il collabore régulièrement avec des compositeurs pour des créations, comme avec Samir Amarouch, pour l’émission Création mondiale d’Anne Montaron. Il reviendra dans cette émission en mars 2026, pour créer une pièce de Nicola Sani. Parallèlement à sa pratique d’interprète de la musique classique, Virgile Pellerin écrit et joue dans ses propres pièces et performances, comme 312 cm de son, créée au Générateur de Gentilly en mai 2025, avec la danseuse Lyou Bouzon Simonet.
La critique salue “un timbre exceptionnel, une voix large, puissante“ (Stéphane Loison).
Diplômé en 2024 d’un master de chant au CNSMDP, il est soutenu dans le début de sa
carrière par la Fondation Royaumont, l’académie ManiFeste de l’Ircam et la Jeune Scène
Lyrique de l’Arcal.

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