Lucas Fagin

en résidence depuis 2023

Lucas Fagin est né en 1980 en Argentine. Il étudie la composition avec Daniel Montes et Ricardo Martinez à Buenos Aires.
En 2003, il s’installe en France afin d’élargir ses horizons et étudie la composition au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris avec Marco Stroppa, Stefano Gervasoni et Luis Naon. Actuellement, il vit et travaille à Paris et à Buenos Aires.
Les axes de recherches de Lucas sont : les moyens électroniques et instrumentaux, l’architecture spatiale ou spatialisation, le bruit, le traitement du son comme une matière plastique, les contrastes et les articulations radicales, les longs processus croisés, la polytemporalité, le temps pulsé, l’intégration des instruments acoustiques et électroniques, la psychédélie, les mondes hallucinatoires, le sci-fi. Ils tendent à créer un monde sonore abstrait, méta-instrumental et vital, ouvrant une expérience du son différente, identitaire et attachée au présent.
Il a exploré le champ des relations entre le théâtre, la littérature, l’opéra et la vidéo dans son œuvre La Liberté totale en travaillant avec l’écrivain Pablo Katchadjian.
Lucas a travaillé avec les chefs Guillaume Bourgogne, Matthias Pintscher, Zsolt Nagy, Frank Ollu, Jordi Francés, Rut Schreiner, Tetsuji Honna ou Maxime Pascale ainsi qu’avec les ensembles Cairn, L’instant donné, Ensemble InterContemporain, le Quatuor Danel, Irvine Arditti, Nicolas Crosse, Tropi Ensemble, Camerata Aberta, Tokyo Philarmonique Orchestra, Multilaterale, Vortex, Reinhold Friederich-Robyn Julkowsky, Squillante, l’Orchestre de Lauréats du Conservatoire de Paris, Le Balcon, Kenichi Nakagawa, Orchestre du Conservatoire de Paris, L’Itinéraire, Quatuor Tana, Nuntempe, McGill Contemporary Music Ensemble, NFM Leopoldinum Orchestra, Orchestr Berg…
Au cours des dernières années, il a reçu notamment les commandes de l’Ensemble Intercontemporain (en 2011 et 2021), du Festival Ars Musica, Festival Nouveaux Horizons/Renaud Capuçon),Teatro Colón (en 2003 et 2018), de l’Etat Français (en 2012 et 2018), du Théâtre Argentino de La Plata, du Trio KDM, de Radio France (en 2015 et 2019), de la SACEM-Ensemble Multilatérale, de Rte Lyric FM (Irlande), du Teatro San Martín (Argentine), de la Casa de Velázquez, d’Atmusica et du Groupe de Recherches Musicales (GRM, INA Paris).

Lucas Fagin et l’artiste visuel Boris Labbé viennent de créer le spectacle Glass-House en collaboration avec l’Ensemble Cairn.
Il a reçu une vingtaine de prix nationaux et internationaux.

Les Illuminations

en résidence depuis 2023

Les Illuminations, c’est d’abord un ensemble instrumental fondé en 2015 par des musiciens issus du CNSMDP. Le choix d’emprunter son nom à un recueil d’Arthur Rimbaud mis en musique par Benjamin Britten affiche sa volonté d’associer ces deux arts.
Les Illuminations, c’est un projet porté à maturité en 2021 sous l’impulsion de sa nouvelle directrice artistique, Aurélie Allexandre d’Albronn, qui le redéfinit en approfondissant son rapport à différents formats de concert et au répertoire à géométrie variable.

Les Illuminations, c’est la création d’un espace autre : celui d’un rapport au temps et au lieu singulier où le public peut accéder à un imaginaire musical et à une utopie sonore.
Les Illuminations, c’est un univers étroitement lié à la création contemporaine qui a pour ambition de commander une série d’oeuvres, collection de pièces concertantes pour violoncelle solo et ensemble.
Les Illuminations, c’est un projet collaboratif ouvert aux aspirations des musiciens qui composent l’ensemble, ambassadeurs des répertoires du patrimoine et forts de propositions tournées vers la création musicale et littéraire -en particulier poétique.
Les Illuminations, c’est un ensemble citoyen engagé qui fait d’une médiation rigoureusement ciblée sa pierre angulaire.
Un défi réfléchi mû par le désir de transmettre :

  • En créant des opportunités d’échange pensées par des professionnels de la médiation sous des formats uniques et ce, en devançant le public.
    Parce que nous pensons que partager une oeuvre c’est révéler au public sa propre créativité et par réflexion inviter l’artiste à réinterroger son oeuvre.
  • En investissant tous types de lieux sous forme d’ateliers adaptés à différents âges et en partenariat au long cours avec des institutions et des « artistes-enseignants »
    Parce que nous pensons que partager une oeuvre, c’est la donner à entendre et à déchiffrer avec de vrais outils élaborés sur un temps long pour accéder à son sens et l’habiter ensemble.

En mars 2022, l’Ensemble crée et coproduit avec France Musique, dans le cadre de l’émission Création Mondiale, Nuits d’Othman Louati, qui a remporté la sélection de la Tribune Internationale des Compositrices et Compositeurs en 2023.
En janvier 2023, l’Ensemble joue en formation octuor de violoncelles des arrangements des Nocturnes de Debussy et Liberté tiré de Figures Humaines de Francis Poulenc dans l’émission Génération France Musique.
L’Ensemble enregistre Messagesquisse de Pierre Boulez, pour violoncelle solo et six violoncelles, inscrit dans un projet de monographie des compositeurs français des XXe et XXIe siècles autour du violoncelle concertant, avec notamment, prévue en 2024, une commande à la compositrice Claire-Mélanie Sinnhuber.
L’Ensemble a remporté l’appel à projet 2023 Résidence Tremplin de l’Atelier Lyrique de Tourcoing, où il sera en résidence en novembre 2024 pour créer la version opéra de chambre du Jardin d’Afrique de Benjamin Attahir, mis en scène par Victoria Duhamel.
En 2024, L’Ensemble sera en résidence à la scène conventionnée ScénOgraph, où il créera en mars son spectacle tout public Le Carnaval de Toumaï pour violon, violoncelle, accordéon et acteur, sur une musique de Pascal Zavaro, mis en scène par Coralie Salonne et avec Elene Usdin aux décors et costumes.
L’Ensemble est soutenu par la Casa de Velázquez, la Drac Ile-de-France et la SACEM, et compte dans ses coproducteurs l’Institut du Monde Arabe, le CACCV Espace Jean-Legendre du Théâtre Impérial de Compiègne et la scène conventionnée ScénOgraph.


© Létizia Le Fur

Aurélie Allexandre d’Albronn direction artistique

La violoncelliste Aurélie Allexandre d’Albronn appartient à une génération de musiciens qui n’oppose plus ni les styles ni les répertoires. Elle aime à se retrouver au croisement de différentes formes, du répertoire soliste à la musique de chambre, et conserve un rapport privilégié à l’orchestre qui demeure le lieu d’une aventure collective hors normes, collaborant notamment avec l’Orchestre Philharmonique de Radio France et les Dissonances.
Elle a étudié avec Marc Coppey au CNSM de Paris, avec Peter Bruns à la Hochschule für Musik de Leipzig, ainsi que dans la classe du Trio Wanderer au CRR de Paris. Intéressée par toutes les esthétiques musicales, elle a suivi l’enseignement de Bruno Cocset en violoncelle baroque (CNSMDP).
Elle a également eu l’opportunité de se perfectionner avec Philippe Hersant, Tôn-ThâtTiêt, Gustav Rivinius, Gary Hoffman, Anne Gastinel, Philippe Muller, Roland Pidoux, Valentin Erben, les membres des quatuors Ysaÿe et Debussy.
Elle a eu l’occasion de jouer dans les plus grandes salles françaises, mais aussi au NCPA Beijing, Sejong Center for the performing Arts, National Library of China, Shanghai Grand Theatre, Hong-Kong Cultural Center Hall, Wiener Konzerthaus, Smetana Hall de Prague, Liszt Academy de Budapest, Reduta Bratislava Concert Hall, etc. On compte parmi ses partenaires de musique de chambre le clarinettiste Raphaël Sévère, le pianiste Clément Lefebvre, la violoniste Eva Zavaro, l’altiste Léa Hennino ou encore le Quatuor Hermès.
En 2023 elle enregistre et joue Messagesquisse de Pierre Boulez sur l’invitation de Clément Rochefort dans son émission Génération France Musique, crée une oeuvre lyrique pour trois violoncelles et soprane de Benjamin Attahir à l’Institut du Monde Arabe et publie son premier livre aux Éditions Al Manar.
Elle assure depuis 2021 la direction artistique de l’ensemble à géométrie variable Les Illuminations qui développe une importante activité tournée vers les répertoires du patrimoine et de la création, sans oublier la médiation avec tous les publics.


Selim Mazari

en résidence depuis 2023

Les récentes Victoires de la Musique Classique ont mis sur les bancs des « révélations de l’année » le jeune pianiste Sélim Mazari, très marqué par l’enseignement de la grande Brigitte Engerer.

Issu d’une famille de mélomanes, Sélim Mazari, né en 1992 à Garenne-Colombes, fait ses premières gammes dès son plus jeune âge. Ses parents ont comme voisine Suzel Ginisty, une élève de Brigitte Engerer, qui lui donne ses premières leçons dès l’âge de cinq ans. Ses progrès sont fulgurants et lui valent d’intégrer en 2004 la classe de Pierre Réach au Conservatoire à rayonnement régional de Paris. En 2003, juste avant son entrée au Conservatoire, il participe à l’Académie d’été de Nice où il fait la connaissance de Brigitte Engerer, dont le charisme, le côté maternel et généreux, influencent profondément le jeune musicien. En 2008, il est admis à l’unanimité dans sa classe au Conservatoire Supérieur National de Musique, où il suivra son enseignement jusqu’à sa disparition prématurée, survenue en 2012. Il intègre ensuite la classe de Claire Désert avec qui il prépare son Master, diplôme qu’il obtient brillamment en juin 2013, reçoit en parallèle les conseils de Jean-Claude Pennetier à l’Académie de Villecroze, de Michel Dalberto et de Rena Shereshevskaya.

Avide de nouvelles expériences musicales et humaines, désireux de parfaire sa formation à l’étranger, il fait ses valises et part s’établir à Londres, où il se lance dans un second Master au Royal College, dans la classe de Dmitri Alexeev. Londres est aussi le point de départ d’une nouvelle étape, marquée par sa rencontre avec Avedis Kouyoumdjian, fin pédagogue et ami de Brigitte Engerer, ancien élève de Dieter Weber et Stanislav Neuhaus, qui l’invite à travailler avec lui à Vienne, à l’University of Music and Performing Arts. Avec son nouveau mentor, il explore le grand répertoire classique, Mozart, Beethoven, Haydn, etc. et s’épanouit pleinement dans une capitale musicale où il profite d’une offre culturelle intense, fréquente assidument l’opéra, son autre passion.

Lauréat du Concours International d’Île-de-France, de Piano Campus 2013, du Concours International de Collioure, le jeune pianiste est aussi récompensé par la Société des Arts de Genève.

Chambriste apprécié, il collabore avec les violoncellistes Yo-yo Ma, Henri Demarquette et Victor Julien-Laferrière, les quatuors Hermès, Modigliani et Diotima, les violonistes Augustin Dumay, Thomas Lefort et Raphaëlle Moreau, les pianistes Michel Dalberto, Jean-Baptiste Fonlupt, Adi Neuhaus et Tanguy de Williencourt avec lesquels il explore le répertoire pour quatre mains et deux pianos.

Au cours des dernière saisons, Sélim Mazari a été l’invité de prestigieuses programmations: Festival Chopin à Nohant, Piano en Valois, Festival de la Roque d’Anthéron, Les solistes à Bagatelle, la Grange de Meslay, Piano Folies du Touquet, Sommets musicaux de Gstaad, Folle journée à Nantes, Fondation Vuitton, opéras de Toulon et de Saint-Etienne, Grands Interprètes à Périgueux, Louvre-Lens. Il participe aussi aux Rencontres Musicales d’Evian, est programmé au Grand Théâtre de Provence avec l’Orchestre de chambre de Mannheim, à l’Auditorium de Radio-France avec les solistes de l’Orchestre National et à Piano à Lyon en récital et en musique de chambre. A la Folle Journée de Nantes, il est le soliste du 21ème Concerto de Mozart aux côtés du Mozart Paris Orchestra, concert diffusé en direct sur ARTE.

En janvier 2020 est sorti son premier disque solo dédié aux Variations de Beethoven (dont les redoutables EroÏca), enregistré Salle Molière à Lyon et qui entame une collaboration avec le label Mirare. Ce disque a reçu de nombreuses récompenses, dont un DIAPASON D’OR sélection ARTE et des critiques élogieuses (Pianiste, Classica, Concertclassic.com, Artamag’, Radio Classique et France Musique, etc.). Un album de duos avec Sophie Dervaux, basson solo de l’Orchestre Philharmonique de Vienne, paraît en février 21 chez Berlin Classics. Sélim a également participé au nouveau CD de Joséphine Olech, Reconnect paru dernièrement chez Es-Dur.

En novembre 2020, Sélim est invité par Daniel Barenboim à participer à ses Masterclasses sur les Sonates de Beethoven, enregistrées à la Boulez Saal de Berlin. L’enregistrement de la Masterclasse vient de sortir pour les 80 ans du Maestro.

Vient de paraître, son deuxième disque pour Mirare, les Concertos 12 et 14 de Mozart avec Paul Meyer et l’Orchestre de chambre de Mannheim.

Il fait en mars 2023 ses débuts à la Philharmonie de Paris dans le cadre d’une tournée de l’Orchestre d’Île-de-France, placé sous la direction du maestro Vassily Sinaisky. En septembre 2023, il dirige du clavier des Concertos de Mozart, lors d’une tournée au Japon.

Cette saison est également marquée par ses débuts en récital au Konzerthaus de Berlin et par une collaboration en récital avec le violoncelliste Edgar Moreau.


Quatuor Métamorphoses

 

en résidence depuis 2023

  • Mathilde Potier et Pierre Liscia-Beaurenaut violon
  • Jean-Baptiste Souchon-Graziani alto
  • Madeleine Douçot violoncelle

 Le Quatuor Métamorphoses est né de la volonté forte d’explorer le répertoire du quatuor à cordes, et de partager avec un public toujours plus large son exigence, sa richesse, parfois sa violence également, dans un même souffle musical. En résulte une série de métamorphoses, semblables à celles que raconte Ovide dans son chef-d’oeuvre auquel le quatuor a souhaité rendre hommage : fugaces, perpétuelles, invisibles, et surtout plurielles. Le vivre-ensemble, et le jouer-ensemble, transporte interprètes et auditeurs dans un large mouvement qui les dépasse ; car un quatuor, c’est une bête à quatre têtes, un instrument protéiforme «humain, trop humain», pour reprendre la formule de Nietzsche. Enfin, la métamorphose, c’est la variation, la sculpture du vide par l’élément musical ; la variation, c’est toute l’histoire de la musique, pour laquelle la métamorphose agirait donc comme principe étiologique.

Cette rigoureuse vision artistique, le Quatuor Métamorphoses l’a nourrie au contact de ses maîtres : diplômés d’un master de musique de chambre dans la classe de François Salque (Quatuor Ysaÿe) au CNSMDP, ils étudient désormais sous la tutelle de Hatto Beyerle, membre fondateur du légendaire Alban Berg Quartett, au sein de l’European Chamber Music Academy (ECMA) dont le quatuor est membre nominé depuis 2018. Après un cycle de perfectionnement (Postgraduate Studies) à l’Université de Musique de Vienne (MDW Wien) dans la classe de Johannes Meissl (2022-2023), le Quatuor est désormais en résidence à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth (Belgique) sous la direction de Corina Belcea, Miguel Da Silva et Jean-Claude Vanden Eynden. En parallèle, les jeunes musiciens bénéficient des conseils des Quatuors Ebène et Modigliani aux Rencontres Musicales d’Evian, Ori Kam (Jerusalem Quartet) à l’Académie Ravel, Petr Prause (Talich Quartet), Valentin Erben (Quatuor Alban Berg), Christophe Coin (Quatuor Mosaïques), Alfred Brendel, Itamar Golan, ou encore Patrick Jüdt.
Prix ProQuartet du concours européen de la FNAPEC, boursier et lauréat de l’Académie Ravel, le Quatuor Métamorphoses est également lauréat du Tremplin pour jeunes Quatuors de la Philharmonie de Paris et lauréat de la fondation de l’abbaye de Royaumont et de Villefavard.
Ce parcours les amène à se produire dans les salles les plus prestigieuses : Wigmore Hall, Philharmonie de Paris, Franz Liszt Academy Budapest, Teatro Goldoni de Florence, aux Festivals de Prades, Quatuors à Bordeaux, au Potager du Roi à Versailles (sur invitation de Gérard Caussé et du Quatuor Modigliani), au Festival de Cordes sur Ciel, au Festival des Arcs, au Festival Radio Classique, lors de la Nuit du Quatuor aux côtés des Quatuors Hermès ou Zaïde, en compagnie de François Salque, Emmanuelle Bertrand, Alexis Descharmes, ou encore Roman Borisov, Aurélien Pontier ou Paul Zientara.
Le répertoire du Quatuor Métamorphoses va des grands maîtres du genre à l’exploration des répertoires les plus contemporains, de Haydn à Aftab Darvishi, et s’attache à mettre en lumière des oeuvres méconnues au travers de projets innovants, comme le spectacle «Du coq à l’alouette» entièrement écrit par le Quatuor et créé en 2022, ou «Une pièce bien à elles», consacré aux oeuvres du matrimoine, qu’il porte dans tous les types de lieux, en multipliant les interventions au SAMU social, dans les écoles de la France entière, en EHPAD…

Le Quatuor Métamorphoses est actuellement artiste en résidence à la Fondation Singer-Polignac ainsi qu’à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth (Waterloo, Belgique)

Vidéos

Photos : Athéon

Quatuor Magenta

© photomorty

en résidence depuis 2023

  • Ida Derbesse, Elena Watson-Perry violon
  • Claire Pass-Lanneau alto
  • Fiona Robson violoncelle

Désigné comme “un modèle d’exigence technique, d’élégance et d’excellence musicale” (Emmanuelle Giuliani, La Croix 2024), le Quatuor Magenta est un quatuor à cordes français basé à Paris depuis sa création en 2021. Il se nourrit dès ses débuts du dialogue entre les différents parcours et nationalités de ses quatre musiciennes.

Caractérisé par son son généreux et son énergie contagieuse, le Quatuor Magenta évolue aussi bien sur les scènes les plus prestigieuses (Philharmonie de Paris, Salle Cortot, Festival de Radio France) qu’auprès de publics éloignés dans différents formats (interventions en milieu carcéral, clés d’écoutes). Il n’hésite pas à détourner les codes du concert classique pour favoriser l’échange avec son public. Explorant tous les répertoires avec la même curiosité, le Quatuor Magenta se distingue néanmoins dans les langages modernes et contemporains qui ont une place de choix dans sa programmation.

Après sa participation au marathon 50 for the Future du Kronos Quartet lors de la Biennale de Quatuor en 2024, il y crée en 2026 un pièce inédite qu’il commande à Raphaël Merlin. Le Quatuor Magenta défend aussi le répertoire des compositrices, et aime faire dialoguer des œuvres méconnues avec les quatuors acclamés du répertoire dans ses programmes de concert.

Bien que parisien, le quatuor a aussi un pied au Canada, pays d’origine de sa violoncelliste. Il y retourne au printemps 2026 pour sa deuxième tournée sur la côte Est, dans son répertoire de prédilection.

Le Quatuor Magenta est grand résident ProQuartet et ensemble en résidence à la Fondation Singer-Polignac. En 2025, il participe aux concours internationaux renommés de Bordeaux et Banff, où il reçoit le Anderson Career Development Award. Il se voit aussi attribuer le 3e prix du Zukunftsklang Competition Stuttgart et la bourse de l’académie des Beaux-Arts au Concours de la FNAPEC, en 2023.

Il reçoit les conseils des plus grands au cours de sa formation auprès des quatuors Ebène, Modigliani, ou encore Hagen.

Le Quatuor Magenta joue sur le « quatuor de Vougeot » fait par Stefan Peter Greiner et prêté par le fonds instrumental « Musique et vin au Clos Vougeot ».

Il est produit par Chapeau l’Artiste Production.

Trio Sypniewski

en résidence depuis 2023

  • Magdalena Sypniewski violon
  • Anna Sypniewski alto
  • Caroline Sypniewski violoncelle

Originaires de Toulouse, les trois soeurs Anna, Magdalena et Caroline décident de former leur Trio une fois réunies au CNSM de Paris en 2016.

Cette formation les a séduites par la spécificité de son écriture, alliant une recherche d’homogénéité entre les trois instruments à cordes, à une prise de parole parfois plus concertante. La richesse du répertoire leur permet d’aborder différents styles et époques, allant des Variations Goldberg de J.S. Bach jusqu’à des créations contemporaines, dont la Partita pour trio à cordes composée par Raphaël Sévère en 2021.

En s’associant à d’autres musiciens, elles accèdent également à de plus larges répertoires comme celui du quatuor avec piano qu’elles ont eu l’occasion de défendre aux côtés d’Alexandre Kantorow, Adam Laloum et Clément Lefebvre.

Le trio Sypniewski a été invité à se produire dans de nombreux festivals comme les Jeudis Musicaux de Royan, l’Orangerie de Sceaux, le Ohrid Summer Festival, le Festival Idéal au Potager du Roi à Versailles, le Festival Jeunes Talents, le Festival d’Auvers-sur-Oise, les Ravéliades de Ciboure, les Soirées Musicales en Val-de-Seugne, le Festival Notes d’Ecume, Musique à la Source, Musiques à Versailles, Août Musical de Deauville…

Durant leur parcours, elles ont eu la chance de bénéficier des conseils de François Salque, du Quatuor Modigliani, et ont participé à l’Académie Ravel à Saint-Jean-de-Luz où elles ont obtenu de nombreux prix. Leurs expériences personnelles dans de grandes écoles à l’étranger comme la Hans Eisler à Berlin (Magdalena), le Mozarteum à Salzbourg (Caroline) et à la Colburn Shool à Los Angeles (Anna), ont également façonné leur identité en tant que trio.

Depuis septembre 2022, elles ont intégré la classe de Günter Pichler (Alban Berg Quartet) à la Escuela Superior de Música Reina Sofia à Madrid.

Photos copyright Thomas Baltes

Ensemble Théodora

en résidence depuis 2023

  • Mariamielle Lamagat soprano
  • Louise Ayrton violon
  • Alice Trocellier viole de gambe
  • Lucie Chabard clavecin

Décrit comme « un des ensembles les plus prometteurs de la jeune scène baroque française » (Resmusica, août 2025), THÉODORA est un collectif de musique ancienne formé à la Royal Academy of Music de Londres, qui se réunit d’abord autour d’un amour partagé pour la musique française. Cristallisé autour d’un quatuor féminin, l’ensemble explore les liens entre nations européennes à l’époque baroque, avec une attention particulière portée aux compositeurs expatriés. Cette approche prend tout son sens au regard de son propre parcours : quatre Françaises vivant en Angleterre, touchées par l’expérience du déplacement et la richesse de rencontres interculturelles.

Aujourd’hui basé à Paris, l’ensemble est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2023, ainsi qu’à la Banque de France.

Depuis sa création, l’ensemble s’est illustré dans plusieurs rendez-vous majeurs de la scène musicale européenne : Festival Radio France de Montpellier, MA Brugge, Festival de La Chaise-Dieu, Oude Muziek Utrecht, Festival de Sablé-sur-Sarthe, Brighton Early Music Festival, La Folia, London Handel Festival. 

L’ensemble enregistre pour le label Alpha Classics, chez lequel un premier album paraît en février 2026. L’année 2026 verra également l’ensemble revenir vers sa passion initiale du répertoire français, à l’occasion d’un projet autour de Jean-Philippe Rameau en partenariat avec la Fondation Royaumont et les Saisons Baroques du Jura.

Engagé dans la médiation culturelle, THÉODORA collabore avec l’Université Paris Cité, organisant des concerts pour étudiants pendant leur pause déjeuner, afin de rendre la musique baroque accessible au plus grand nombre.

Discopgraphie

Tranquilles Coeurs

Alpha Classics, 2026


Photos : Mirza Durakovič

Ensemble Astera

en résidence depuis 2023

  • Coline Richard flûte
  • Moritz Roelcke clarinette
  • Gabriel Potier cor
  • Jeremy Bager basson
  • Yann Thenet hautbois

L’Ensemble Astera est le quintette à vent lauréat du 1er Prix au Concours International de Musique de Chambre Carl Nielsen 2023.

Depuis 2019, soudés par leur amitié et animés d’une passion commune de la musique de chambre, ses musiciens ont à cœur de partager leur vision essentielle en tant que chambristes : le mélange des sons et des timbres de cinq instruments à vent dans un but d’unité et de recherche d’une grande dimension artistique.

Leurs différentes expériences auprès de grands orchestres internationaux enrichissent leur cohésion, leur sonorité unique et leur affinité musicale autour du quintette à vent. Ainsi, l’ensemble franco-suisse représente un véritable vent de fraîcheur dans le paysage classique. Mus par un enthousiasme insatiable, les musiciens mettent leurs énergies au service d’interprétations remarquables, émouvantes, réfléchies et engagées, en utilisant au maximum les possibilités sonores de leur formation.

Comme en témoigne son Prix de la meilleure interprétation de la création au Concours Nielsen, le dynamisme artistique de l’ensemble se caractérise également par son approche du répertoire contemporain et son désir majeur d’amener cette musique innovante dans les salles de concerts.

L’Ensemble Astera se produit dans divers festivals et saisons musicales en Europe, comme par exemple le Lavaux Classic, le festival de Pâques d’Aix-en-Provence, le Davos Festival ou le festival Murten Classics entre autres… L’ensemble est également présent sur les ondes de France Musique, de la Radio Télévision Suisse ou encore de la radio danoise.

Depuis 2023, l’Ensemble Astera est Artiste résident à la Fondation Singer-Polignac à Paris.

Grâce à sa collaboration avec l’ingénieur du son Michael Seberich, et à la résidence offerte par St Columba’s Drimnin Trust en Ecosse, l’Ensemble Astera a enregistré en été 2024 son premier album qui paraîtra prochainement chez le label suisse Claves.

Photo : Ugo Ponte


Trio Pantoum

 

en résidence depuis 2023

  • Hugo Meder violon
  • Bo-Geun Park violoncelle
  • Martin Jollet piano

Fondé en 2016 au Conservatoire National Supérieur de Paris, le Trio Pantoum s’est imposé en Europe et au-delà comme l’une des meilleures jeunes formations chambristes actuelles.

Déjà lauréats de nombreuses récompenses majeures à l’international (ARD de Munich, Trio di Trieste, Joseph Haydn à Vienne, Osaka, Melbourne, Lyon, Joseph Joachim à Weimar, FNAPEC à Paris,…) et acclamés dans de grandes salles sur trois continents (France, Italie, Belgique, Suisse, Angleterre, Norvège, Allemagne, Autriche… mais aussi Japon et Australie), Hugo Meder (violon), Bo-Geun Park (violoncelle) et Kojiro Okada (piano) apparaissent dans de nombreux médias français et internationaux : ABC, The Strad, The Violin Channel, Rai 3, Ö1, SBS, Diapason, Bachtrack, Resmusica, France Musique, Archi Magazine, Télérama…

Développant rapidement une complicité exceptionnelle sur scène et en dehors, le trio a collaboré avec des artistes tels que Pierre Fouchenneret, Miguel Da Silva et Paul Zientara, Ann Lepage, Aleksandra Dzenisenia, le Quatuor Nerida…

Ils se sont perfectionnés auprès de Patrick Jüdt, Hatto Beyerle, Johannes Meissl, Xavier Gagnepain, Miguel Da Silva, Corina Belcea, Claire Désert, François Salque, Günter Pichler, Antonio Meneses, des membres du Trio Wanderer et du Quatuor Ébène. Le Trio Pantoum est Ensemble ECMA (European Chamber Music Academy), résident à Proquartet-Centre Européen de Musique de Chambre, à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth (Belgique), et est lauréat de la Fondation d’Entreprise Banque Populaire.

En 2024, le Trio Pantoum enregistre son premier disque, fait ses débuts dans le Triple concerto de Beethoven avec l’Orchestre Français des Jeunes, se produit à la Philharmonie de Paris, au Festival Radio France Occitanie, au Festival de Pâques de Colmar, mais aussi en Belgique, en Allemagne, en Autriche, en Suisse, en Italie et participe au programme « Ambassadeur » de Classeek.

Photo : Clément Pimenta


Quatuor Akilone

Photo : Basile Crespin 

artiste résident depuis 2022

  • Magdalena Geka, Elise De-Bendelac violon
  • Perrine Guillemot alto
  • Lucie Mercat violoncelle

Le Quatuor Akilone est le fruit d’une aventure musicale et humaine née en 2011 à Paris. Un jeu élégant, un son généreux et un esprit éveillé animent cet ensemble pour apporter poésie et profondeur aux œuvres qu’il aborde. Quatre personnes, quatre caractères et quatre pensées différentes pour ne former qu’un instrument à 16 cordes… et 40 doigts ! L’impossible devient réel quand l’écoute, la persévérance et une rigueur tout en souplesse sont au service de l’imagination.

Faire des choix en connaissance de cause, rendre ces partitions vivantes, comprendre leur essence et les incarner, tel est le pari du Quatuor Akilone. La rencontre avec Hatto Beyerle, avec qui ces musiciennes continuent d’échanger, s’est révélée fondamentale et sa vision philosophique et rhétorique de la musique leur permet maintenant de grandir tout en s’interrogeant. D’éminents chambristes tels Vladimir Mendelssohn, Johannes Meissl, Xavier Gagnepain, Jean Sulem, Miguel Da Silva, le Quatuor Ebène et Mathieu Herzog les ont guidées et continuent de les soutenir. L’ECMA, dont elles sont membres alumni, a été également un fabuleux terreau d’apprentissage.

Fort de ces fabuleuses rencontres, le Quatuor Akilone, après un semestre en échange Erasmus à Vienne, remporte en mai 2016 le Premier Grand Prix du 8ème Concours international de Quatuor à cordes de Bordeaux et le prix ProQuartet. Depuis cette date, il s’est envolé au Japon et dans toute l’Europe ; sur des scènes prestigieuses comme le Munetsugu Hall à Nagoya, le Wigmore Hall à Londres, le Teatro Comunale de Treviso, la salle Cortot et la Philharmonie de Paris, les Muziekgebouw d’Amsterdam et d’Eindhoven et la Liszt Academy à Budapest. Depuis 2017, ce jeune ensemble est distingué « génération Spedidam » et lauréat de la Fondation Banque Populaire. Il fait également partie du projet Le Dimore del Quartetto qui les soutient en Italie.

En 2018, le Quatuor signe son premier enregistrement consacré à Haydn, Mozart et Schubert, sous le label Mirare. Et en 2019, le film documentaire « A quatre ou rien » est réalisé par Chloé Perlemuter sur le Quatuor Akilone autour des trois quatuors op.59 de Beethoven avec la participation de Hatto Beyerle (altiste fondateur du Quatuor Alban Berg) et Mathieu Herzog (altiste fondateur du Quatuor Ebène). Ce film est produit par Héliox Films et l’Association les Amis du Quatuor Akilone en association avec France Télévisions et medici.tv.

Le Quatuor Akilone est également membre de l’association Proquartet et bénéficie à ce titre d’une résidence au conservatoire du 15e arrondissement à Paris. Grâce à cette association, le quatuor a fait la rencontre de la compositrice chinoise Xu Yi, ouvrant la voie d’un riche échange autour de la création d’Aquilone Lontano qui leur est dédiée. La création mondiale de cette oeuvre, inspirée du son et du nom du quatuor, a eu lieu à la Philharmonie de Paris en février 2018.

Partager la scène avec d’autres musiciens est essentiel pour ce jeune quatuor qui a déjà eu la chance de jouer aux côtés de Vladimir Mendelssohn, Tabea Zimmermann, Jérôme Pernoo, David Walter, Sharon Kam, Pavel Gililov et Jean François Heisser. A chaque musicien rencontré, c’est une immense joie dans l’échange qui permet de rester l’esprit ouvert.

Bien ancré dans son temps et grâce à sa collaboration avec les associations Musethica et les Concerts de Poche, le Quatuor Akilone s’engage musicalement auprès de prisonniers, de réfugiés, ou de personnes handicapées. Cette démarche est fondamentale pour ces jeunes musiciennes pour qui le lien tissé auprès de publics divers est vital. Un fil conducteur les guide : permettre à tous ceux qui en ont besoin et qui le souhaitent, de s’échapper l’espace d’un instant dans un monde sonore poétique et libérateur.

Akilone sur un fil, un jeu tout en couleur, qui permet d’avoir la tête dans les nuages tout en gardant les pieds sur terre…

Deep in the forest

Klarthe, 2024

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