Guillaume Vincent

Photos : Andrej Grilc

Artiste résident de 2011 à 2017, puis artiste associé de 2019 à 2026

Guillaume Vincent naît en octobre 1991 à Annecy. Il commence à étudier le piano à l’âge de 7 ans. Il donne ses premiers récitals et ses premiers concerts avec orchestre dès 10 ans. Son talent est très vite remarqué par François-René Duchable, qui l’amène à se présenter au Conservatoire de Paris qu’il intègre à 13 ans dans la classe de Jacques Rouvier et Prisca Benoit. Trois ans plus tard, il y obtient son Prix de piano à l’unanimité du jury et son diplôme de formation supérieure. Il y poursuit ensuite sa formation auprès de Jean-François Heisser et Marie-Josèphe Jude en piano et avec Yves Henry en harmonie. Il reçoit son diplôme de Master de piano ainsi que son Prix d’harmonie à 18 ans. En juin 2011, il obtient son diplôme de 3e Cycle d’artiste-interprète. Depuis septembre 2018, Guillaume est élève à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth de Belgique dans la classe de Louie Lortie.

Guillaume Vincent est lauréat de nombreux prix : Prix Drouet-Bourgois, Premier Prix au concours de Leipzig « Young Concert Artists », Prix de l’Académie Ravel et Prix des Mélomanes Côte Sud à Saint-Jean-de-Luz, Troisième Grand Prix au concours Marguerite Long – Jacques Thibaud, Prix de la SACEM, Prix de la Fondation Lacroix, et Prix de l’Orchestre National de France, Premier Prix du concours Adelia Alieva et Révélation classique de l’ADAMI, Prix Jeunes Talents, Prix de la Fondation Safran pour la Musique, lauréat de la Fondation d’entreprise de la Banque Populaire. En 2014 il est nommé dans la catégorie « Révélation soliste instrumental » aux Victoires de la musique classique.

Il se produit en soliste sur les scènes les plus prestigieuses comme le Suntory Hall à Tokyo, le Barbican Hall à Londres, le Théâtre des Champs-Élysées, la Salle Pleyel et la Salle Gaveau à Paris, le Palace of Arts à Budapest, le Qatar Opera House à Doha, le Simón Bolívar Hall à Caracas ou encore St Martins-in-the-Fields à Londres. En outre, il multiplie les collaborations avec des orchestres tels que l’Orchestre de la Radio de Francfort, l’Orchestre philharmonique de Budapest, l’Ensemble orchestral de Kanazawa, l’Orchestre philharmonique de Kanagawa, l’Orchestre national de Bordeaux, l’Orchestre Lamoureux, l’Orchestre national du Capitole de Toulouse, le BBC Symphony Orchestra, l’Orchestre philharmonique du Qatar et l’Orchestre symphonique Simón Bolívar. Ces rencontres lui permettent de travailler avec d’éminents chefs d’orchestre dont Marc Minkowski, Tugan Sokhiev, Seikyo Kim, Fayçal Karoui, Olari Elts, Joshua Dos Santos, Arie Van Beek, et Joshua Weilerstein.

Il est régulièrement invité par de nombreux festivals en France pour se produire en solo et en musique de chambre. Citons notamment le Lille Pianos Festival, le Festival Piano Jacobins à Toulouse, le Festival Chopin à Paris, le Festival Pianos en Valois à Angoulême, le Festival de Pâques et l’Août musical à Deauville, le Festival international Piano Classique à Biarritz, le Festival les Grands Crus Musicaux et l’Esprit du Piano à Bordeaux, le Printemps musical de Saint-Cosme, le Nohant Festival Chopin, la Folle Journée de Nantes, le Festival de la Roque d’Anthéron…

Parmi ses nombreux partenaires de musique de chambre, on peut nommer Augustin Dumay, Renaud Capuçon, Alexandra Soumm, Déborah Nemtanu, Antoine Tamestit, Lise Berthaud, Adrien La Marca, Edgar Moreau, Yan Levionnois, Jean-François Heisser, David Kadouch, Jonas Vitaud, Adam Laloum, Paul Meyer, Michel Lethiec, Sabine Devieilhe, Caroline Casadesus, les quatuors Ardeo, Zaïde, Varèse et Hanson, l’Ensemble Initium et le choeur Aedes.

Outre ses nombreuses collaborations discographiques notamment avec Warner, Guillaume Vincent enregistre deux projets solos pour le label Naïve : un double disque avec les Préludes de Rachmaninov paru en novembre 2012 et Black Liszt en décembre 2019, autour d’œuvres méconnues de Franz Liszt.

En décembre 2019, il crée le spectacle La Traversée avec la comédienne Valentine Jongen à la Ferme du Biéreau en Belgique, en coproduction avec Le Volcan – Scène nationale du Havre où Guillaume est artiste associé depuis 2019. 

Discographie sélective


Ismaël Margain

Photos : Lyodoh Kaneko

En résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2012, artiste associé depuis 2018

Ismaël Margain est né en 1992 à Sarlat où il entame sa formation musicale (piano, flûte, saxophone, jazz, écriture). Le pianiste et chef d’orchestre Vahan Mardirossian, avec qui Ismaël travaille depuis son plus jeune âge, le présente à son ancien maître Jacques Rouvier qui le prépare au concours d’entrée au Conservatoire de Paris. Reçu à l’unanimité, il choisit d’intégrer la classe de Nicholas Angelich, puis au départ de ce dernier de poursuivre sa formation auprès de Roger Muraro et de Michel Dalberto.

Lauréat du Concours International Génération SPEDIDAM 2011, 1er Prix au Concours de la Société des Arts à Genève, c’est au Concours International Long-Thibaud 2012 que le public découvre Ismaël. Après avoir joué en finale le concerto n°23 de Mozart, il remporte le Prix du public et le 3e Grand Prix Marguerite Long remis par le président du jury Menahem Pressler. Il joue à nouveau ce concerto lors des Victoires de la Musique Classique 2015, où il est nommé dans la catégorie Révélation soliste instrumental.

Il est également l’invité régulier de nombreux festivals : Festival de Pâques et Août Musical de Deauville, Chopin à Paris, Festival de musique de Menton, Bel-Air Claviers Festival à Chambéry,

Pablo Casals de Prades, Piano aux Jacobins à Toulouse, Nohant Festival Chopin, l’Esprit du Piano à Bordeaux, Lille Piano(s) Festival où il se produit en solo et en musique de chambre, notamment avec le quatuor Hermès, Bertrand Chamayou, Alexandra Soumm, Yura Lee, Adrien La Marca, Edgar Moreau, Renaud Capuçon. A Paris, il se produit régulièrement à la Salle Cortot pour le Centre de Musique de Chambre, mais aussi Salle Gaveau, Musée d’Orsay, Auditorium du Louvre, Cité de la Musique, Théâtre des Champs-Élysées.

Il joue en soliste avec l’Orchestre Philharmonique de Radio France, l’Orchestre National de Lille, l’Orchestre Philharmonique de Nice, l’Orchestre de l’Opéra de Marseille, l’Orchestre national d’Île-de-France.

Ismaël Margain est lauréat du prix de la Yamaha Music Foundation of Europe, soutenu par la Fondation SAFRAN, la Fondation l’Or du Rhin, et la Fondation Banque Populaire. En 2010 il forme un duo de piano à quatre mains avec Guillaume Bellom avec qui il enregistre deux disques, consacrés à Mozart et Schubert (ffff dans Télérama) sous le label Aparté/Harmonia Mundi. Puis il réalise trois enregistrements pour le label B Records. En 2018 paraît un récital à deux pianos avec Guillaume Bellom dans la collection Deauville Live de B Records.

Discographie

Pierre Fouchenneret

Pierre Fouchenneret est artiste associé, en résidence depuis 2012

Pierre Fouchenneret est un violoniste niçois dont l’engagement touche autant ses activités de soliste et de chambriste. Il est reconnu pour son audace et sa vision du répertoire, et on a pu l’entendre notamment avec des orchestres tels que l’orchestre de la Suisse Romande, l’orchestre National de Bordeaux Aquitaine, le Philharmonique de Strasbourg ou encore l’orchestre symphonique de la Radio-télévision Irlandaise…

Dans la continuité de ces collaborations, Pierre partage la direction artistique de l’orchestre Ostinato qui soutient l’émergence par l’insertion professionnelle de jeunes talents issus des meilleurs conservatoires. Cette expérience plurielle et exigeante trouve un écho dans ses activités d’enseignant à la Haute Ecole de Musique Genève-Neuchâtel, où il occupe actuellement un poste de professeur de violon.

Ce sont des rencontres marquantes qui conduisent naturellement Pierre à la pédagogie. Enfant prodige, Pierre Fouchenneret commence ses études au Conservatoire à rayonnement régional de Nice dans la classe de Alain Babouchian et les termine à 16 ans au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris en musique de chambre et en violon dans les classes de Daria Hovora et Olivier Charlier, dont il deviendra l’assistant.  Au sortir de ses études, de nombreuses distinctions engagent immédiatement Pierre vers une intense activité de concertiste.

Invité sur les scènes du monde entier, l’« archet hors norme » (Le Figaro) de Pierre Fouchenneret est rapidement amené à jouer avec des musiciens d’exception avec qui se tissent des projets pharaoniques. Il fonde le quatuor Strada avec qui il partage de nombreuses entreprises par lesquelles naissent des intégrales : celle de la musique de Brahms en douze albums (B Records), celle des sonates pour piano et violon de Beethoven (Aparte), celle de la musique de Robert Schumann (B Records), comprenant elle aussi le concerto pour violon, et celle de la musique de chambre de Gabriel Fauré (Aparte) ainsi que du rare concerto pour violon qu’il interprète avec l’orchestre symphonique de la radio-télévision irlandaise, à paraître chez Naxos.

Discographie sélective


    Trio Elégiaque

    En résidence de 2011 à 2016

    Laurent Le Flécher violon

    François Dumont piano

    Virginie Constant violoncelle.

    Le Trio Élégiaque s’est créé à l’initiative de trois lauréats de Concours internationaux : François Dumont, piano, est lauréat des Concours Reine Elisabeth et Chopin (Varsovie 2010), Virginie Constant, violoncelle, du Concours Maria Canals et Laurent Le Flécher, violon, de l’ARD de Munich. En 2013, Julien Szulman, Lauréat du Concours Long-Thibaud, prend la suite de Laurent Le Flécher et rejoint le Trio.

    Les rencontres qu’ils ont eues avec les membres du Beaux-Arts Trio, quatuors Amadeus et Alban Berg leur ont permis de s’ouvrir aux répertoires aussi bien classiques que contemporains. Le Trio a remporté le Prix de la meilleure interprétation d’une œuvre contemporaine au Concours International de Weimar. En tant que Lauréats de la Theo Lieven Chair, ils se perfectionnent avec William G. Naboré au Conservatoire de Lugano, où ils donnent l’intégrale des trios de Beethoven, intégrale qu’ils ont également jouée à Paris à l’Opéra Comique, à Lyon, à Rennes ainsi qu’au Festival de Ljubljana en Slovénie.

    Le Trio Elégiaque est régulièrement l’invité de diverses émissions : Génération Jeunes Interprètes de Gaëlle Le Gallic, Plaisir d’amour de Frédéric Lodéon ou, à la télévision, La boîte à musique de Jean-François Zygel. Leur premier enregistrement, paru sous le label Triton et consacré à la création du Trio Rombach de Pascal Dusapin et au Quatuor pour la fin du temps d’Olivier Messiaen, a été récompensé d’un Diapason d’or, le second, Trios russes, d’un 5 de Diapason. L’enregistrement de trois Trios de Reber est sorti chez Timpani, l’intégrale des Trios de Beethoven est sorti en 2013 chez Brilliant Classics.

    Le Trio Élégiaque est conseiller artistique des Concertinos de Pornic ainsi que du festival Pornic Classic.

    François Dumont piano

    François Dumont est entré au Conservatoire national supérieur de musique de Paris à l’âge de quatorze ans dans la classe de Bruno Rigutto avant de se perfectionner auprès de personnalités telles que Murray Perahia, Leon Fleisher, Menahem Pressler, Pierre-Laurent Aimard, Paul Badura-Skoda, Fou Ts’ong dans le cadre de la série Piano**** et de l’académie Internationale de Côme, en Italie.

    Lauréat du prestigieux concours Reine-Elisabeth à Bruxelles, François Dumont a également remporté le 1er prix du concours international Jean-Françaix, le 1er prix à l’unanimité du concours Steinway, le grand prix de la Spedidam lors du forum musical de Normandie, le prix Déclic de CulturesFrance. Il est lauréat des concours Perlemuter, Clara Haskil, Piano Campus et Hamamatsu au Japon.

    Il s’est produit avec de nombreux orchestres tels que l’orchestre national de Belgique, l’orchestre de chambre de Wallonie, le Tokyo Symphony Orchestra, le Fortworth Symphony Orchestra, l’orchestre de chambre de Lausanne, l’orchestre de Trêves, l’orchestre symphonique de Liepaja, l’orchestre de Cannes.

    Il fait partie du trio Elégiaque depuis 2004 et a également joué en musique de chambre avec le quatuor Debussy, le violoniste Stéphane Tran Ngoc, la soprano Helen Kearns, le pianiste Bruno Rigutto.

    François Dumont s’est produit dans des salles prestigieuses telles que le théâtre du Châtelet, la salle Pleyel, le musée d’Orsay, la salle Gaveau, aux festivals Radio France de Montpellier, Chopin de Bagatelle.

    François Dumont est soutenu par la fondation Groupe Banque Populaire, a reçu le prix de la fondation Charles Oulmont en 2008 sous l’égide de la fondation de France, et est en résidence à la fondation Singer-Polignac avec le trio Elégiaque. Sa discographie comprend l’intégrale des sonates de Mozart (Anima Records), récompensé par le «Maestro» de la revue Pianiste.

    Laurent Le Flécher violon

    Après avoir reçu les 1ers prix à l’unanimité en violon et en musique de chambre au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, Laurent Le Flécher a suivi le cycle de perfectionnement en musique de chambre dans la classe de Jean Mouillère.

    Parallèlement, il s’est perfectionné auprès de Veda Reynolds au Curtis Institute (Philadelphie), du quatuor Amadeus, du quatuor Alban Berg et du Beaux-Arts Trio.

    Il a obtenu de nombreux prix et récompenses, tels que le 3e prix au concours international de musique de chambre de l’ARD de Munich, le 1er grand prix au concours international Pierre Lantier.

    Laurent Le Flécher a joué dans de nombreuses salles et festivals, tels que le festival Radio France de Montpellier, au Capitole de Toulouse, au festival des sept chapelles, à Salzbourg, à Prague, et dans toute l’Europe. Il a participé à de nombreuses émissions radios à France Musique et France Inter, ainsi qu’à la radio Suisse-Romande.

    Laurent Le Flécher a joué en compagnie de nombreux musiciens et ensemble tels que Michel Dalberto, Andre Cazalet, Juliette Hurel, Benoit Fromanger, le trio Archipel. Il joue au sein du trio Elégiaque, en résidence à la fondation Singer-Polignac et est également directeur artistique des Musicales de Pontivy.

    Il a enregistré les trios de Maurice Ravel et d’Ernest Chausson, avec le trio Archipel (Musica Numéris), ainsi que les Souvenirs imaginaires de Serge Kaufmann (Frémeaux et associés).

    Virginie Constant violoncelle

    Virginie Constant a reçu les 1ers prix de violoncelle et de musique de chambre dans les classes de Michel Strauss et de Christian Ivaldi au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, avant d’y suivre un cycle de perfectionnement en musique de chambre,. Elle a obtenu parallèlement le certificat d’enseignement et s’est distinguée lors des concours internationaux de Weimar, Guérande, Fnapec, Florence, Barcelone.

    Elle a joué dans de nombreux festivals en France, en Inde, au Brésil, au Maroc, au Danemark, en Italie, en Slovénie, en Belgique, en Allemagne, en Angleterre, en Hollande, au Luxembourg. Elle a également fréquemment participé à des émissions télévisés et radiophoniques.

    Virginie Constant se produit au sein du duo Goyescas avec le guitariste Benoît Maurel, et au sein du trio Elégiaque, en résidence à la Fondation Singer-Polignac. Elle a également joué avec Cédric Tiberghien, Roland Pidoux, le quatuor Psophos, l’ensemble Ourkouzounov.

    Elle dirige avec Benoît Maurel une collection de musique de chambre pour violoncelle et guitare aux éditions Dobermann Ypann (Canada). Ils dirigent ensemble le festival les Intermusicales du Lavoir dans le 18e arrondissement de Paris.

    Ont déjà paru en disque Traverses avec son duo Goyescas (Mandala/Harmonia Mundi), Contes des Balkans avec l’ensemble Ourkouzounov (Klee), un disque des trios de la 1ère école de Vienne (Tamino, distribution E.D.N), Souvenirs imaginaires de Serge Kaufmann (Frémeaux et associés).

    Trio Les Esprits

    en résidence de 2012 à 2018

     Dès leurs toutes premières rencontres, c’est une véritable amitié qui s’installe entre le pianiste Adam Laloum, la violoniste Mi-sa Yang et le violoncelliste Victor Julien-Laferrière. Cette complicité se confirme lors de leur tout premier concert en février 2009.

    Ils décident en 2012 de former le trio « Les Esprits ». Les trois artistes issus du CNSM de Paris suivent la formation de la classe de musique de chambre de Vladimir Mendelssohn puis la classe de maître de Hatto Bayerle (ex-Quatuor Berg). Ils ont depuis lors l’occasion de jouer de nombreux concerts, notamment à Cordes-sur-Ciel, au Festival de Deauville, au Conservatoire d’Art Dramatique de Paris, à Zermatt, au Musée de la Vie Romantique, aux Invalides, au Festival de l’Épau, au Festival des Pianissimes, etc. Parmi les concerts à venir, on peut noter des débuts aux Théâtre des Champs Elysées, des concerts dans le cadre de la Folle Journée de Nantes, aux Soirées Musicales de Tours, au Festival de Pâques de Deauville, au Festival de musique d’Entrecasteaux, etc.

    Concert d’atelier : Prix des Muses 2015 | 2 avril 2015

    Concert d’atelier : Trio Les Esprits | 4 décembre 2012

    Adam Laloum piano

    Né le 25 février 1987, Adam commence le piano à l’âge de dix ans. Il poursuit ses études musicales au Conservatoire de Toulouse avant d’intégrer le Conservatoire national supérieur de musique de Paris en 2002 dans la classe de Michel Béroff. Durant ces années d’études à Paris, il a la chance de travailler avec des personnalités musicales telles que Daria Hovora, Jean Mouillère, Claire Désert, Christian Ivaldi, Ami Flammer ou Vladimir Mendelssohn. Durant sa scolarité, Adam a pu rencontrer dans le cadre de masterclasses des personnalités comme Dmitri Bashkirov ou Paul Badura-Skoda. Il obtient son diplôme de formation supérieure de piano en juin 2006 et poursuit un cycle de perfectionnement au Conservatoire national supérieur de musique de Lyon dans la classe de Géry Moutier.

    Musicien de chambre passionné, il fonde en parallèle à sa carrière de soliste, un trio avec piano, le trio Les Esprits avec la violoniste Mi-sa Yang et le violoncelliste Victor Julien-Laferrière en résidence à la Fondation Singer-Polignac.

    Il participe à l’Académie Maurice Ravel en septembre 2007 et aborde le grand répertoire avec Jean-Claude Pennetier. Il y remporte le prix Maurice Ravel qui lui permet de se produire en musique de chambre à Saint-Jean-de-Luz lors du festival de Printemps. Adam a reçu une reconnaissance internationale en remportant le 1er prix du prestigieux concours Clara Haskil et a dès lors rejoint la classe hambourgeoise d’Evgeni Koroliov, lui-même prix Clara Haskil 1977.

    Depuis 2012 Adam Laloum est présent dans les principaux festivals : Festival de Verbier, Festival de Lucerne, à Wigmore Hall, Festival de la Roque d’Anthéron, Klavier Festival Ruhr, Festival de Pâques et à l’Août musical de Deauville. Il joue à l’auditorium du Louvre, à la série Piano à Lyon, au Grand Théâtre de Bordeaux, au Grand Théâtre d’Avignon, aux Folles Journées de Nantes, de Bilbao et au Japon, au Festival de Colmar, au Festival de Menton, au Festival du Périgord Noir, au festival Piano aux Jacobins, au Festival de Zermatt, au Festival de Bad Kissingen, à la Société Chopin de Bern, au Palais des Beaux-arts de Bruxelles, au Mecklenburg-Vorpommern Festival, au festival Piano Passion de Saint-Etienne.

    Avec orchestre, outre le 3e concerto de Beethoven sous la direction de Charles Dutoit avec le Verbier Festival Orchestra, il est le soliste de l’Orchestre de Paris à la salle Pleyel sous la direction de Cornelius Meister, du Sinfonia Varsovia dans le 2e concerto de Brahms à la Roque d’Anthéron, puis du Russian National Philharmonic dans le même concerto au festival international de Colmar, de l’Orchestre national de Montpellier dans le concerto pour deux pianos de Mozart, l’Orchestre symphonique de Tours dans le 3e concerto de Beethoven sous la direction de Jean-Yves Ossonce, l’Orchestre de Pau Pays de Béarn dans le concerto en sol de Ravel, l’Orchestre d’Avignon dans le 1er concerto de Brahms pour l’ouverture de la saison 2012/13.

    En 2011 parait un CD Brahms (Mirare), en 2013 un CD Schumann (Mirare). Il a également enregistré un disque en duo avec l’altiste Lise Berthaud (Aparté, 2013), en trio avec le clarinettiste Raphaël Sévère et le violoncelliste Victor Julien-Laferrière (Mirare, 2014) et en solo un disque Schumann/Schubert (Mirare, 2016). Plus récemment, il a une nouvelle fois collaboré avec Victor Julien-Laferrière sur l’enregistrement d’un disque de sonates autour de Brahms, Franck et Debussy (Mirare, 2016).

    Il est lauréat de la fondation de France et lauréat boursier de la fondation Groupe Banque Populaire – Natixis. En 2017, il est élu « soliste instrumental de l’année » aux Victoires de la musique classique.

    Adam Laloum et ses amis fondent en 2015 les Moments musicaux de Lagrasse.

    Mi-Sa Yang violon

    Violoniste d’origine coréenne, Mi-Sa Yang est née et a grandi au Japon. Elle est admise au Conservatoire national supérieur de musique de Paris en musique de chambre après avoir terminé ses études avec Olivier Charlier et Jean-Jacques Kantorow.

    Mi-Sa est primée de divers concours internationaux : premier prix au concours international Yehudi Menuhin pour jeunes violonistes en 2000, troisième prix et prix spécial du jury au concours international de musique de Sendaï en 2001, premier prix au concours international de musique Maria Canals de Barcelone en 2009.

    Depuis que Mi-Sa a fait ses débuts avec orchestre à l’âge de douze ans au Japon, elle joue avec de nombreuses formations (Suk Chamber Orchestra, London Mozart Players, Sendaï Philharmonic Orchestra, Tokyo Symphony Orchestra, New Japan Philharmonic, Osaka Philharmonic Orchestra, Kyôto Symphony Orchestra, Kansai Philharmonic Orchestra, Century Orchestra Osaka), tout en se produisant également en récital.

    En mars 2008, elle a fait ses débuts de soliste en Europe en interprétant le concerto de Reynaldo Hahn avec l’Orquesta Ciudad de Granada.

    Son talent de chambriste s’épanouit par sa participation à divers festivals : l’Académie Maurice Ravel, Fêtes musicales en Touraine, la Roque d’Anthéron, musique de chambre à Giverny, Musique sur Ciel à Cordes-sur-Ciel, le festival de Pâques et l’Août musical à Deauville, le festival de l’Epau, Kuhmo Chamber Music en Finlande, La Folle Journée à Tokyo, la saison musicale du musée de l’armée à l’hôtel national des Invalides.

    Depuis 2009 Mi-Sa Yang forme, avec beaucoup de succès, avec Adam Laloum et Victor Julien-Laferrière, le trio Les Esprits et a rejoint en 2014 le quatuor Ardeo.

    Victor Julien-Laferrière violoncelle

    Né à Paris en 1990, Victor Julien-Laferrière débute le violoncelle avec René Benedetti, puis étudie au Conservatoire national supérieur de musique de Paris (2004-2008) avec Roland Pidoux, avant de devenir en 2009 l’élève d’Heinrich Schiff à l’université de Vienne. Parallèlement, il prend part de 2005 à 2011 à l’International Music Academy Switzerland de Seiji Ozawa. Victor Julien-Laferrière remporte le 1er prix ainsi que les deux prix spéciaux au concours international du Printemps de Prague 2012 en jouant le concerto de Dvořák en finale. De ces prix découlent des concerts avec l’orchestre philharmonique de Radio France au festival du Printemps de Prague (concerto de Saint-Saëns), au festival Olympus de St Pétersbourg avec le State Hermitage Orchestra (concerto de Schumann), au Central European Music Festivalavec le SlovakRadio Symphony Orchestra (Concerto de Chostakovitch n°1) ainsi qu’avec divers orchestres tchèques dans les concertos de Dvořák et (Czech Chamber Orchestra Pardubice, Pilsen Radio Philharmonic Orchestra, South Bohemian Chamber Philharmonic Orchestra). Il est par ailleurs l’invité de l’auditorium du Louvre et la Cité de la musique à Paris, des Sommets musicaux de Gstaad, de l’opéra de Dijon, des festivals de Kuhmo (Finlande), Berne, Besançon, Pâques et Août musical de Deauville, de l’orangerie de Sceau, des Serres d’Auteuil, de l’Epau, de l’Autunno Musicale di Caserta, EuroArt à Prague, Ticino Musica à Lugano, notamment. Il joue aux côtés d’Augustin Dumay, Renaud Capuçon, David Grimal, Christian Ivaldi, Alain Planès, parmi d’autres, et prend part à de nombreuses émissions pour France Musique, Mezzo TV, Radio Classique, la BBC à Londres, la radio tchèque.

    Il a fondé en compagnie d’Adam Laloum et de Mi-Sa Yang le trio avec piano Les Esprits, qui est apparu entre autres à la Folle Journée de Nantes et aux festivals de Deauville et Menton, au Théâtre des Champs-Elysées, ainsi que dans le triple Concerto de Beethoven salle Gaveau et aux Invalides à Paris (avec l’orchestre de la Garde Républicaine).

    Victor Julien-Laferrière est soutenu par le Fonds Instrumental Français, est lauréat de la fondation Groupe Banque Populaire, et s’est vu décerner le prix de la fondation Safran pour la Musique 2013. Il a fait partie des nommés aux Victoires de la musique classique 2013 dans la catégorie “Révélation soliste instrumental”.

    En 2017, il remporte le grand prix international Reine Elisabeth – prix Reine Mathilde, du prestigieux concours Reine Elisabeth.

    Quatuor Hermès

    © Lyodoh Kaneko

    En résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2013, artiste associé depuis 2019

    • Omer Bouchez violon
    • Elise Liu  violon
    • Manuel Vioque-Judde alto
    • Yan Levionnois violoncelle

    Le quatuor Hermès, en référence au fameux messager de la mythologie grecque, puise sa force musicale par son rôle de passeur entre le texte du compositeur et la sensibilité du public. Les musiciens établissent également cette identité par leurs voyages aux quatre coins du monde. Le Carnegie Hall à New York, la Cité Interdite à Pékin ou encore le Wigmore Hall à Londres font ainsi partie des salles qui les ont le plus marqués. Le quatuor est également présent dans les grands festivals tels que les Folles Journées de Nantes et Tokyo, le festival Radio-France de Montpellier, les festivals de Pâques et de l’Août Musical de Deauville, la Roque d’Anthéron, Mecklenburg-Vorpommern, Mantova Chamber Music festival, le printemps des Alizés au Maroc, Wonderfeel festival…

    La formation originale du groupe voit le jour en 2008 entre les murs du CNSMD de Lyon où ils étudient avec les membres du quatuor Ravel. Ils s’enrichissent ensuite auprès de personnalités marquantes comme le quatuor Ysaÿe, le quatuor Artemis, Eberhard Feltz, et plus tard Alfred Brendel, immense inspiration avec lequel ses membres travaillent encore régulièrement aujourd’hui. Ouverts à tous les répertoires, ils sont amenés régulièrement à partager la scène avec des musiciens émérites comme Yo-Yo Ma, Nicholas Angelich, Gregor Sigl, Pavel Kolesnikov, Kim Kashkashian, Anne Gastinel ou encore les quatuors Ébène et Auryn.

    Lauréat de nombreux premiers prix, notamment au concours de Genève ainsi qu’aux Young Concert Artists Auditions de New York, il est également soutenu par la fondation Banque Populaire. Il a été quatuor en résidence à la Chapelle Reine Elisabeth à Bruxelles de 2012 à 2016 et est depuis 2019 quatuor associé à la Fondation Singer-Polignac à Paris.

    Leur collaboration proche et privilégiée avec le label La Dolce Volta a donné naissance à leur intégrale des quatuors de Schumann ainsi qu’à un album consacré à Ravel, Debussy et Dutilleux, qui leur ont tous deux valu de multiples récompenses dans la presse. Leur dernier enregistrement du quintette de Brahms avec le pianiste Geoffroy Couteau a par ailleurs remporté le Choc de l’année 2019 du magazine Classica.

    Depuis 2018, le quatuor élargit son horizon musical par sa rencontre avec l’accordéoniste Félicien Brut et le contrebassiste Édouard Macarez, avec qui ils décident de créer le Pari des Bretelles, un projet enregistré pour Mirare en 2019, avant une deuxième collaboration en 2020, rendant hommage à Beethoven au travers de neuf créations.

    Elise Liu joue un violon de Carlo Tononi de 1730 prêté par M. Piganiol, à l’initiative de l’association Talents & Violon’celles.


    Discographie sélective


    Quatuor Zaïde

    En résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2014, artiste associé depuis 2019

    • Charlotte Maclet, Leslie Boulin-Raulet violon
    • Céline Tison alto
    • Juliette Salmona violoncelle

    Le Quatuor Zaïde est un quatuor à cordes constitué de Charlotte Maclet (premier violon), Leslie Boulin Raulet (deuxième violon), Céline Tison (alto) et Juliette Salmona (violoncelle).

    Le quatuor Zaïde a été créé en 2009 et s’est affirmé sur la scène internationale comme l’un des rares quatuor constitué uniquement de femmes. Les nombreux prix de prestigieux concours internationaux obtenus entre 2010 et 2012 notamment à Bordeaux, Vienne et Pekin (*) l’imposent comme l’un des ensembles de musique de chambre incontournables dans le paysage musical classique. Il est aujourd’hui reconnu pour son exigence et son exploration continue du spectre sonore du quatuor.

    Le Quatuor Zaïde joue depuis 15 ans dans les plus belles salles du monde et a récemment partagé la scène avec Martha Argerich, Nelson Goerner, Xavier Philips, Michel Portal ou Lise de la Salle. (*)

    Excellence et bienveillance

    Le répertoire de quatuor est reconnu comme particulièrement exigeant dans le monde classique.

    Ainsi le Quatuor Zaïde fonde en 2021 l’ISQA (l’International String Quartet Academy), académie internationale et intergénérationnelle dans laquelle les quatuors peuvent échanger et apporter un soutien technique, musical, physiologique et psychologique nécessaires dans une approche holistique. Des grands maîtres aux jeunes étoiles, tous sont invités pour chercher et jouer ensemble, recevoir de précieux conseils et se perfectionner dans une atmosphère de respect mutuel.

    Les musiciennes nourrissent en outre un lien privilégié avec le label NoMadMusic et sa directrice artistique Hannelore Guittet, qui les accompagnent depuis leur premier projet discographique et avec qui elles ont déjà réalisé sept albums.

    Le quatuor est également connu pour son répertoire diversifié, qui s’étend des quatuors classiques aux œuvres contemporaines, notamment celles de Iannis Xenakis, Jonathan Harvey, Wolfgang Rihm et Sofia Gubaidulina.

    Au fils des ans, le quatuor Zaïde tisse d’étroits liens amicaux et artistiques avec plusieurs compositeurs et compositrices tels que Bryce Dessner, Suzanne Giraud, Francesca Verunelli et Cécile Buchet, à qui il commande plusieurs pièces.

    Elles collaborent également avec de grands noms du jazz : Michel Portal, Marion Rampal, Sylvain Rifflet, Yaron Herman et s’associent à différentes compagnies telles le Sydney Dance Company dans le spectacle « Impermanence » sur la musique de Bryce Dessner.

    Tout en s’inscrivant dans l’héritage transmis par les grandes figures du quatuor, les quatre musiciennes proposent des interprétations inspirées de leur « laboratoire imaginaire » : la mise en relation du son avec le corps, la prise de risque artistique et l’interaction avec le public.

    Le Quatuor Zaïde est «artiste associé » de la Fondation Singer-Polignac et est soutenu par la Ville de Dijon, la DRAC Bourgogne Franche-Comté et Indosuez Wealth Management.

    Charlotte Maclet joue un violon Milanais de 1769 de Carlo Ferdinando Landolfi prêté par l’association El Pasito.

    Leslie Boulin Raulet joue un violon de Jacques Bocquay de 1715.

    Céline Tison joue un alto de Sebastian Rauch de 1720.

    Juliette Salmona joue un violoncelle de Claude-Augustin Miremont de 1876.

    *Lauréates de nombreux concours internationaux : ARD 2012, Beijing International Music Competition 2011 (1er prix), Charles Hennen 2010, Banff 2010, Bordeaux 2010, Vienne 2012 (1er prix) .

    *les salles de concerts : Wigmore Hall de Londres, Philharmonies de Berlin, Cologne et Paris, Concertgebouw d’Amsterdam, Théâtre des Champs-Elysées, Konserthuset de Stockholm, Musikverein et Konzerthaus de Vienne, Jordan Hall de Boston, Merkin Hall de New York, Hong Kong, Corée, Brésil etc…

    *Les grands maîtres : Hatto Beyerle, Erbherard Feltz, Goran Gribajecvic, Johannes Meissl, Gordan Nicolic et Gábor Takács-Nagy.

    Discographie sélective


    Amaury Coeytaux

    En résidence de 2012 à 2016

    Amaury Coeytaux est né le 22 novembre 1984. Il commence le piano à l’âge de quatre ans puis le violon à l’âge de huit ans. Il étudie dans la classe de Micheline Lefebvre au Conservatoire à rayonnement régional de Bordeaux. À douze ans il obtient une médaille d’or à l’unanimité avec les félicitations du jury en musique de chambre et à treize ans un 1er prix à l’unanimité en violon décerné par la ville de Bordeaux. Cette même année, il rentre au Conservatoire national supérieur de musique de Paris où il étudie avec Jean-Jacques Kantorow. Il en ressort à l’âge de seize ans avec un 1er prix et un diplôme de formation supérieure. Il poursuit ses études à Rotterdam avec ce même professeur jusqu’en 2003, puis il part aux États-Unis dans les classes de Pinchas Zukerman et de Patinka Kopec.

    Il participe à de nombreuses master classes de violonistes et chambristes célèbres tels que Zakhar Bron, Tibor Varga, Pierre Amoyal, Gérard Poulet, Michel Strauss, Bernard Greenhouse. Sa première apparition en public eut lieu à l’âge de neuf ans, il joue alors la troisième sonate d’Ysaÿe à Radio France. Depuis lors, il donne beaucoup de concerts et récitals en tant que soliste ou chambriste dans différents pays (France, Allemagne, Suisse, Italie, Autriche, Pays-Bas, Canada, États-Unis, Corée du Sud, Japon), dans de grandes salles telles que Gaveau, Olivier-Messiaen, Carnegie Hall, National Arts Center, avec des artistes de renommée internationale comme Pinchas Zukerman, Joseph Silverstein, Joseph Kalischtein, Michael Tree, Marielle Nordmann.

    Il s’est illustré dans de nombreux concours : 1er prix au 25e concours international Rodolfo-Lipizer en 2006, 1er prix au concours international de cordes Julius-Stulberg en 2004, 1er prix au concours Rosalind and Joseph Stone Berg Philharmonic en 2004, 1er prix au concours Waldo Mayo en 2004, prix du musée Bonnat pour la meilleure performance en musique de chambre décerné par l’académie Ravel en 2002, 1er prix au concours du Royaume de la musique en 1997. En 2003, le gouvernement français lui décerne la bourse Lavoisier, puis en 2004, l’Adami lui permet de partir aux États-Unis où il fait ses débuts dans le Stern Auditorium du Carnegie Hall avec le concerto de Brahms.

    Après quatre années passées au sein de l’orchestre d’Auvergne en tant que violon solo, il vient d’être nommé violon solo – super-soliste à l’orchestre philharmonique de Radio France avec qui il débutera la saison prochaine sous la direction de Myung-Whun Chung,

    Amaury Coeytaux joue un violon italien Guadagnini de 1773.

    Concerts à la Fondation Singer-Polignac

    Concert de saison : Métamorphose printanière | 13 avril 2017

    Concert de saison : L’enfant magique | 26 janvier 2017

    Rencontre musicale : César Franck et son école | 24 novembre 2016

    Concert d’atelier : Quatuor Ulysse | 25 février 2016

    Concert d’atelier : 150e anniversaire de la naissance de Winnaretta Singer-Polignac | 5 novembre 2015

    Concert d’atelier : Autour de Roland Barthes | 4 juin 2015

    Concert de saison : L’Atelier heureux | 17 avril 2014

    Rencontre musicale : Autour du Groupe des six, première partie | 10 avril 2014

    Concert de saison : Virtuosité à la française | 20 février 2014

    Causerie : L’école de Paris | 13 juin 2013

    Concert de saison : Wagner intime | 23 mai 2013

    Concert de saison : Mozart, l’oiseleur illuminé | 25 avril 2013

    Concert de saison : Ces belles heures reviendront… | 8 avril 2011

    Concert de saison : 31 mars 1931 chez la princesse Edmond de Polignac | 16 avril 2010

    Les Paladins

    Artistes associés de 2012 à 2023

    En 1760, Jean-Philippe Rameau compose Les Paladins, ultime chef-d’œuvre de l’esprit baroque français, délibérément placé sous le signe de la fantaisie et de l’imaginaire. C’est dans cet esprit que Jérôme Correas fonde en 2001 son ensemble vocal et instrumental qui explore principalement le répertoire musical dramatique italien et français des XVIIème et XVIIIème siècles.

    L’interprétation des Paladins est résolument théâtrale. Grâce à sa double formation de chanteur et de claveciniste, Jérôme Correas développe un style et un son particuliers. C’est là toute la genèse du travail sur le « Parlé-Chanté » qui caractérise nombre des projets de l’ensemble, en particulier l’opéra italien du XVIIème siècle et l’opéra-comique : approche interprétative fondée non sur l’écriture seule de la partition mais sur la recherche de libertés expressives et théâtrales liées à la langue et à ses rythmes, travail sur le rubato, l’improvisation, la réflexion sur les couleurs de la voix et de l’instrument, le passage de la voix chantée à la voix parlée…

    Les Paladins se produisent régulièrement en France (Théâtre des Champs Elysées, Théâtre du Châtelet, Philharmonie, Théâtre de l’Athénée, opéras de Nice, Reims, Rennes, Metz, Massy, Fondation Royaumont, Festival de La Chaise-Dieu, d’Ambronay) et à l’étranger, notamment aux Etats-Unis, au Japon, dans les grands festivals en Europe.

    CREATIONS SCENIQUES

    Parmi les événements scéniques marquants de ces dernières années, citons la recréation de La Fausse magie, opéra-comique de Gretry avec la Fondation Royaumont, les opéra de Metz, Rennes et Reims avec une mise en scène de Vincent Tavernier, Le Couronnement de Poppée de Monteverdi avec l’Arcal, mis en scène par Christophe Rauck, salué par la critique et représenté 44 fois. En 2011, Les Paladins recréent le premier opéra donné en France : L’Egisto de Mazzocchi et Marazzoli (Fondation Royaumont et théâtre de l’Athénée), mis en scène par Jean-Denis Monory ; suivent Le Retour d’Ulysse dans sa patrie de Monteverdi avec l’Arcal, mis en scène par Christophe Rauck, Les Indes Galantes de Rameau (mise en scène Constance Larrieu) mêlant chanteurs et marionnettes et poursuivant le travail de rencontre avec d’autres modes d’expression artistique. Les Paladins créent ensuite Molière à l’Opéra, spectacle retraçant la collaboration entre Molière et Lully et dont l’enregistrement a paru en 2016.

    En 2017, Les Paladins créent deux nouveaux spectacles : Viva Espana, au CDBM du Perreux, avec la chorégraphe Ana Yepes, voyage musical et chorégraphié à la recherche des danses et musiques du Siècle d’Or espagnol ; et l’opéra de Monteverdi Le Combat de Tancrède et de Clorinde, au Théâtre de Cornouaille, Scène Nationale de Quimper, avec le metteur en scène Dan Jemmett. Ces deux dernières créations sont en tournée en 2018 et 2019.

     En janvier 2019, Les Paladins ont créé au Théâtre-Sénart, Scène Nationale de Lieusaint, l’opéra de Georg Friedrich Haendel Amadigi, dans une mise en scène contemporaine de Bernard Levy, centrée autour d’un dispositif vidéo. Le spectacle aura été joué tout au long du 1er trimestre 2019, pour une quinzaine de représentations.

    Début novembre 2019, Les Paladins créeront au Théâtre de Corbeil Le Code Noir, opéra-comique de Louis Clapisson, dans une mise-en-scène de Jean-Pierre Baro. Œuvre « oubliée » depuis sa création en 1842, Le Code Noir abordera dans une scénographie et une adaptation contemporaine, le toujours d’actualité sujet de l’esclavage. Du jamais vu à l’Opéra !

    Le spectacle partira pour une tournée de 7 représentations, avant une reprise prévue sur la saison 2020-21.

    ENREGISTREMENTS PHONOGRAPHIQUES

    Les Paladins ont enregistré une dizaine de disques récompensés à de nombreuses reprises : Cantates de Haendel avec Sandrine Piau, Lamentations de Porpora avec Karine Deshayes (Arion), Les Serpents de feu dans le désert de Hasse, Soleils baroques, sur des musiques de Luigi Rossi et Marco Marazzoli (Ambronay), Jephté de Carissimi, L’Ormindo de Cavalli (Pan Classics), Tenebris (Cyprès), Le triomphe de l’amour avec Sandrine Piau (Naive), Molière à l’opéra (Glossa).

    Dernier opus sorti en novembre 2018, Leçons de Ténèbres de Couperin est une version inédite pour deux voix de haute-contre du chef d’œuvre du répertoire religieux français (EnPhases).

    Jérôme Correas direction

    Jérôme Correas débute l’étude du piano dès l’âge de cinq ans puis très vite se passionne pour le clavecin. Il devient l’élève du grand claveciniste et musicologue Antoine Geoffroy-Dechaume dont l’enseignement, basé sur l’improvisation et la souplesse rythmique, le marque durablement.

    Sa curiosité pour le chant l’amène à se présenter au CNSM de Paris où il obtient un Premier Prix d’Art lyrique dans la classe de Xavier Depraz, et de chant baroque dans celle de William Christie. Remarqué par ce dernier, il débute au festival d’Aix-en-Provence sous sa direction dans The Fairy Queen de Purcell et devient membre des Arts Florissants de 1989 à 1993.

    Jérôme Correas diversifie ses goûts et ses activités en suivant l’enseignement de René Jacobs au Studio Versailles Opéra, puis entre à l’école de chant de l’Opéra de Paris sur la recommandation de Régine Crespin, entre 1992 et 1994. Il travaille ensuite sous la direction de nombreux chefs, dans les répertoires lyrique ou baroque : William Christie, Sylvain Cambreling, Christophe Coin, Michel Corboz, Philippe Entremont, Marco Guidarini, Emmanuelle Haim, Jean-François Heisser, Marek Janowski, Sigiswald Kuijken, Jesus Lopez-Cobos, Jean-Claude Malgoire, Hervé Niquet, Donato Renzetti, François-Xavier Roth, Christophe Rousset, Jean-Christophe Spinosi, Arie Van Beek…

    Dans son parcours, il privilégie l’interprétation de la mélodie française qu’il chante en Europe et dans de nombreuses tournées aux Etats-Unis aux côtés de Jean-Claude Pennetier, Claude Lavoix, Philippe Bianconi, Jean-François Heisser, Marie-Josèphe Jude, Jeff Cohen ou Philippe Cassard.

    En 2001, Jérôme Correas se tourne vers la direction d’orchestre et fonde Les Paladins, ensemble vocal et instrumental dédié à l’exploration des oeuvres lyriques des XVIIème et XVIIIème siècle, de Monteverdi à Mozart.

    Avec les metteurs en scène Dan Jemmett, Christophe Rauck, Vincent Tavernier, Vincent Vittoz, Irène Bonnaud, Mireille Larroche ou Jean–Denis Monory, il crée de nombreux opéras français, italiens ou anglais, de Monteverdi, Cavalli, Rossi, Marazzoli à Haydn et Paisiello, en passant par Purcell, Marin Marais, Destouches ou Rameau et Gretry. Il enregistre une trentaine de disques et se produit dans de nombreux théâtres et festivals en France et à l’étranger.

    Sa double expérience de claveciniste et de chanteur lui permet de présenter une interprétation toute personnelle fondée sur la théâtralité, la respiration et le rubato, mais aussi une recherche sur l’art du « Parlé-Chanté », particulièrement bienvenue dans l’opéra italien du XVIIème siècle et l’opéra-comique, deux genres qu’il affectionne particulièrement.

    Il transmet aussi cette recherche artistique en tant que chef invité : Orchestre de l’opéra de Rouen (La Vera Constanza de Haydn, mise en scène de Elio de Capitani), Orchestre de chambre Israël Camerata (Stabat Mater de Pergolesi), Moscow Chamber Orchestra (Haendel, Mozart), Orchestre Baroque de St Petersbourg (Acteon de Charpentier), Orchestre symphonique des Baléares (Vivaldi, Haendel, Gluck), Orchestre de l’Opéra de Catane (recréation de Fedra de Paisiello pour la réouverture du Teatro Massimo Bellini), Orchestre du CNSM de Paris, Maîtrise de Notre-Dame de Paris, Chœur de chambre de Namur…

    Il intervient régulièrement pour des Master classes au CNSM de Paris, au CRR de Toulouse, de Paris, de Nice, du Pôle supérieur de Dijon, l’atelier lyrique de l’Opéra de Paris et à l’Ecole Normale de Musique.

    Jérôme Correas est chevalier des Arts et Lettres depuis 2011.

    Concerts à la Fondation Singer-Polignac

    Concert de saison hors les murs : Molière à l’opéra | 15 décembre 2016

    Concert d’atelier : Le roi danse | 5 mars 2015

    Nathalie Stutzmann

    Artiste associée de 2011 à 2023

    Nathalie Stutzmann compte parmi les personnalités musicales les plus marquantes de notre époque : l’une des rares authentiques voix de contralto mais également l’une des grandes révélations de ces dernières années en tant que chef d’orchestre.

    Elle a créé l’ensemble Orfeo 55 en 2009, et leur nouvel album d’airs italiens, Quella Fiamma, vient de paraître chez Warner/Erato. Sont déjà sortis Prima Donna (2011), dédié aux grands contraltos vivaldiens et Une Cantate imaginaire (2012), dédié à Bach, chez Deutsche Grammophon, et Heroes from the shadows (2014), consacré aux grands héros de l’ombre handéliens, chez Warner/Erato. Ces enregistrements ont été couronnés par de nombreuses récompenses telles que Diapason d’Or, Melómano de Oro et Editor’s Choice de Gramophone.

    Comme chef, elle a pour mentors les grands Seiji Ozawa et Sir Simon Rattle qui dit d’elle : « Nathalie est un chef d’orchestre exceptionnel et rare. Tant d’amour, d’intensité et une technique impeccable. Elle nous est indispensable ». Ses récents débuts de chef avec le London Philharmonic Orchestra, le Philadelphia Orchestra, le Rotterdams Philharmonisch Orkest, le Washington National Symphony Orchestra ou encore le Royal Stockholm Philharmonic Orchestra lui ont valu des réinvitations immédiates cette saison et les suivantes. Suite à son succès unanime avec Tannhaüser de Wagner à l’Opéra de Monte-Carlo en 2017, elle a été invitée à diriger Mefistofele de Boito en ouverture des Chorégies d’Orange en 2018.

    A compter de la saison 2018/2019, elle occupera le poste de Chef Principal du Kristiansand Symfoniorkester en Norvège. Elle est également Chef Principal Invité du RTÉ National Symphony Orchestra of Ireland de Dublin et Artiste Associé Principal de l’Orquestra Sinfônica do Estado de São Paulo dans le cadre d’une collaboration centrée sur la direction d’orchestre.

    Nathalie Stutzmann a une formation de pianiste et bassoniste. Pour le chant, elle a reçu l’enseignement de sa mère, Christiane Stutzmann, avant d’étudier à l’école d’art lyrique de l’Opéra de Paris avec Michel Sénéchal. Également élève de Hans Hotter, elle a été formée à la direction d’orchestre par Jorma Panula qu’elle retrouvera à ses côtés dans le jury du 4ème Concours international de chefs d’orchestre Evgeny Svetlanov à Radio France en septembre 2018. Elle est Officier des Arts et des Lettres et Chevalier de l’Ordre National du Mérite, Officier du Mérite Culturel de Monte-Carlo.

    Concerts à la Fondation Singer-Polignac

    Concert hors les murs : Bach – Dévotion à voix basse | 13 décembre 2018

    Concert d’atelier : Orfeo 55 – Nathalie Stutzmann, concert de résidents | 25 février 2012

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